Arch. adm. de la Guerre
cuser réception de cette Jéclaralion et de recevoir l'assurance de ma haute considération.
Maréchal duc d'Isly.
Le ministre répondit dès le lendemain :
Paris, 26 février 1848.
Monsieur le maréchal dcc d'Isly,
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire et qui m'a été remise par votre aide de camp. Je n'ai jamais douté de vos sentiments pour la défense de l'ordre et de la patrie, et je suis persuadé que, si lun ou l'autre était menacé, vous vous joindriez à nous avec empressement pour les défendre, comme vous le fîtes autrefois.
Je mettrai votre offre de service sous les yeux du gouvernement provisoire, et je suis convaincu que, malgré la dissidence de nos opinions politiques, il appréciera la démarche que vous faites aujourd'hui.
Recevez, Monsieur le Maréchal, l'expression de mes sentiments
les plus distingués.
Le ministre de la Guerre. '
Toutefois, la révolution de 1848 ayant amené l'établissement d'un nouveau gouvernement, et les attaques recommençant, incessantes de plus belle contre le prétendu massacreur de Transnonnain, la patience et la résignation échappèrent au vieux maréchal de France. Son éternel rôle de bouc émissaire lui pesa, et il crut, pour la première fois, devoir mettre fin à une accusation odieuse et mensongère.
Voici en quels termes superbes et indignés l'ancien caporal d'Austerlitz écrivit au ministre de la Guerre de la République française, qui se trouvait alors être le colonel < 'harras.
1. Depuis la veille le ministre de la Guerre étaùt le général baron ^ ihervie.