‹ Lettres inédites (1808-1849);Chapitre 93 sur 125 · Archives Féra3--r>ugeaud d'Jsly · texte numérisé non relu

Archives Féra3--r>ugeaud d'Jsly

Vaillant et vous et les autres s'occupent sérieusement, comme je n'en doute pas. de mon affaire, il y a de bonnes chances. Mais, comme vous dites, on n'est sûr de rien avec le vote universel. Veuillez, je vous prie, vous charger de faire faire des distributions de cartes, comme de toute espèce d'impression ou distribution nécessaire, je vous rembourserai immédiatement tous les frais.

M. Bonnard, sous-intendant retraité, rue de la Jussienne, 11, peut vous faire faire toute l'impression, distribution que vous voudrez, puisqu'il est à la tête d'une agence de ce genre. C'est mon ami, il le fera avec zèle. Je lui écris par ce courrier, je l'engage à vous voir; mais écrivez-lui un mot, il viendra chez vous.

Tout à vous de cœur.

Maréchal B. dlsLv.

La Durantie, le 8 septembre 1848.

Mon cher Genty,

Je me souviens que ce matin j'ai oublié de vous donner ladresse du colonel Dorât : il demeure rue de l'Arcade, en face de la rue Castellane, 26, je crois. Au reste, il est à sa campagne à Malabri, commune de ***, près Paris. Ecrivezlui quelques lignes pour qu'il vienne chez vous quand il sera à Paris.

Je ne crois pas vous avoir écrit ce matin que MM. W elton, architecte, et Viguié, son collaborateur, avaient distribué dans Paris à 50.000 exemplaires une lettre qu'ils m'adressent et à laquelle ils ont joint l'article que j'ai fait insérer dans la Revue des Deux Mondes du 15 juillet sur les socialistes. La lettre qu'ils m'adressent est bonne, mais j'aurais voulu pouvoir en retrancher un passage relatif à la stabilité dans le pouvoir exécutif.

Ce que vous me dites du projet qu'on prêle au pouvoir dune réforme administrative dans le sens rouge serait une chose bien déplorable. Déjà nous avons trop de cette étolYelà dans les départements ; que serait-ce donc si on ajoutait quatre ou cinq cents individus? Ce serait préparer l'avène-

ment des vaincus de Juin. Ce n'est pas ainsi qu'on ramènerait la confiance, le crédit, le commerce et l'industrie. Ce système do bascule est détestable ; mais il fallait s'y attendre, on ne se soustrait pas facilement aux influences de son origine, il faudrait pour cela un très grand caractère, une très grande conviction pour ce qui est bien, un très grand amour du vrai. Avons-nous tout cela? Je crains que non. Nous avons de bonnes qualités, mais je ne sais pas si elles sont à un degré assez élevé. Je n'ai pas pu juger l'individu sous le rapport politique et gouvernemental; je ne l'ai apprécié que comme guerrier et administrateur des Arabes.

Trochu ne m'a point encore écrit, je présume qu'il n'a pas voulu faire double emploi avec Feray. Mais à présent que celui-ci n'est plus à Paris, il ne m'épargnera pas son encre.

Adieu, mille amitiés pour vous et les vôtres.

Maréchal B. d'IsLv.

Lu Durontie, le 14 septembre 1848.

Mon cher Genty ',

Vous allez cresnendo en activité et en renseignements heureux. Votre lettre du 11 serait de nature à tripler mes espérances, si je ne me cuirassais contre elle. Il est assurément bien impossible de faire plus que vous ne faites. Si vous et mes autres amis ne réussissez pas, c'est qu'il y avait impossibilité absolue, par les craintps qu'inspire mon nom aux partis exaltés et même à certains membres de l'ancienne opposition ; vous voyez que de ce dernier côté je ne trouve aucun appui.

Amitié à part du côte de T., je trouve que cesi très mal calculé dans leur intérêt comme dans celui du pays. Il est clair que puisqu'on voulait faire une concession au National dans la personne de M. x\dam, on ne pouvait pas mêler

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