I.yon, le i" Juillet 1S
Votre lettre m'a fait bien du mal, Gergerès, et du bien aussi. Je ne sais ce que j'ai, présentement; mais, après les coups de cloche qui me frappent si profondément, d'une si grande tristesse, je dis : « Tant mieux ! » pour eux du moins, car ils sont délivrés. Mais les perdre si jeunes encore, sentir sa vie privée de consolations pures et charmantes qui la consolaient; c'est un coup qui retentit longtemps, pour toujours d'ailleurs, dans cette mémoire déjà surchargée de souvenirs funèbres. J'ai pleuré sur vos larmes. Votre vie, à vous, est par là bien changée. Ah ! vos amitiés sont tristes aussi, et cette pensée me fait bien de la peine. Bordeaux et ceux qui me l'ont rendu cher repassent si souvent devant mes yeux, que j'ai appris ces morts précoces comme si j'avais vu, la veille, ceux si promptement disparus. J'ai chancelé, je vous l'avoue, sous ces adieux, et je ne les oublierai plus. Déjà, plusieurs
fois, j'avais tremblé pour vous, mon bon Gergerès, et, écoutant ce que l'on dit de l'état chancelant du Tasse (i), je ne pressentais pas les autres menaces. C'était bien assez de celle-là.
Vous n'avez pas attendu ma réponse pour savoir que ces événements ajoutent au besoin que j'aurais de vous revoir, bien que ce soit triste de se regarder avec des larmes dans les yeux. Cette tristesse même m'attire et m'attirera plus puissamment encore à ce Bordeaux toujours si brillant, si mélancolique, si rêveur, si chantant, et toutefois si pieux et si sombre pour moi. Qu'mie vie si courte recèle d'impressions ineffaçables !
Notre mobile existence appartient tellement au hasard que je vous tends encore la main, sans renoncer à l'espoir de vous rejoindre. Valmore se retrouve libre en avril prochain. Jusqu'ici du moins il n'a pris aucun parti, et il m'a répondu, l'autre jour, qu'il retournerait à Bordeaux volontiers, si des propositions l'y appelaient. Vous voilà instruit de sa disposition. Vous verrez.
J'ai passé tristement l'hiver. Ma chère Inès, une petite Bordelaise passionnée pour son pays, a lutté un mois contre une croissance si prompte et mêlée d'une maladie si grave, que j'ai été moi-même malade de fra3-eur et de fatigue. Dieu me l'a laissée, Gergerès, et n'a pas voulu de moi qui m'étais offerte si ardemment en sa place. Elle est en pleine convalescence présentement et à l'vmisson de santé avec mes deux autres chers enfants, qui se feraient tant de joie de vous revoir. Jugez si votre souvenir est dans celui qui leur reste de Bordeaux ! Leur éducation sérieusement simple en a fait jusqu'ici de très purs et très aimables enfants. Je les mets sous la protec-
(i) Sans doute M. de Peyrormet.
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tion de Dieu et de tous les amis pleures qui sont retournés à lui. Mon premier vœu à genoux est qu'ils soient d'honnêtes âmes.
Ivj-on, le 20 Octobre 1836.
Votre cœur ne vient-il pas de s'ouvrir à une grande joie (i)? Le passé laisse-t-il place à une émotion pure, Gergerès; et la liberté enfin, n'est-ce pas toujours la liberté? Après cette noble victime de tous les dévouements, après le salut de mon âme à la veille saisissante de sa délivrance, c'est à vous que j'ai pensé et c'est à vous que j'écris, afin que ce peu de lignes, en ces troubles de bonheur amer, rencontrent vos yeux humides, j'en suis sûre, du même attendrissement. Je ne doute pas de cette nouvelle. Ce serait trop affreux.
Puis- je oser vous parler de moi, à travers un intérêt pareil? Je me glisse à côté pour vous laisser vite à vos douces impressions. Pauvre Gergerès ! vous les avez bien achetées, car vous avez bien souffert...
Je vous écrirai plus tard. La Providence regarde encore une fois cette pauvre barque qui tient à votre cœur par un fil, car on ne se met pas impunément à aimer les malheureux. Nous le sommes, Gergerès. Il y a en moi quelque chose qui gémit sourdement contre ce mourant exil qui écrase ma vie. Je manque d'haleine, et une fièvre lente me dévore. Mon âme est toujours à genoux devant Dieu pour qu'il ôte mon mari de cette profession, pour laquelle il n'est pas plus fait que moi. Mais je me consume en prières inutiles. Tout ce qu'il a d'intelligence et même
(i) I<a sortie de prison dj M. de Pcyrouuct (H. V'.).
de vertu ne rompra pas l'anneau qui le tient et l'entraîne. Ah ! mon Dieu ! pourquoi cette résistance, à côté de toutes mes résignations? Il veut toutefois tenter de quitter le théâtre. Je vous écrirai si ce vœu, qu'il partage présentement avec moi, de toutes ses forces, est un peu secondé par... hélas ! par notre meilleur ami et maître. Dieu !
Je suis plus malade que jamais. J'ai présentement mes trois enfants gais, bons et charmants. Ils ont été couverts de prix, cette année; et ma petite fiUe est sauvée de sa grande maladie...
M. de Peyronnet respire un air libre. Voilà un de mes vœux profonds exaucé. Recevez ma joie digne de la vôtre, et que l'avenir achève de vous guérir.
Je vous aime, car je me plains devant vous.
T^yon, le 31 Janvier 1837.
...Un second Théâtre Français vient d'être accordé à Paris, à MM. Mctor Hugo et Alexandre Dumas. Valmore a leur parole pour y être attaché, comme acteur régisseur en chef et metteur en scène; ce qui, dans l'état presque indigent où nous sommes, nous donnerait un sort fixe dans l'aisance et le pouvoir d'élever convenablement notre famille. Mais ce théâtre est comme un beau palais en l'air; il faut 600.000 francs pour l'élever. D'une part l'argent, de l'autre, le temps de le bâtir, rejettent au moins à un an l'exécution de ce plan.
Attendre dans l'inaction est impossible, puisque nous vivons au jour le jour, comme les parias dans le désert. lycs voyages, les faillites, les émeutes nous ont appris tous les secrets des privations et de l'infortune réelle. Nous vivons à Lyon, cette ville de toutes les misères nues.
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Il faut habiter cet enfer sans âme et sans pitié pour ne pas donner, donner, donner toujours. C'est le mot qu'on respire en se levant et en se couchant, et l'on meurt par-dessus le marché de n'avoir que cela à répandre. Ajoutez-y l'inquiétude amère, l'attente fiévreuse d'ime émeute prochaine par trente-cinq mille ouvriers sans pain, sans feu, sans vêtements, et vous comprendrez notre position, Gergerès. D'un autre côté, si le directeur, qui a besoin de Valmore dont il croyait pouvoir se passer par un faux calcul d'économie, lui refait de nouvelles propositions, Valmore a la presque certitude d'une faillite nouvelle avant trois ou quatre mois. C'est donc partout un grand trouble, mon frère, puisque vous laissez sortir ce nom d'un cœur aussi triste que le mien.
Cécile Rémy m'apprend la mort toute récente de la dame dont on désirait connaître le sort. Ne vous en informez donc pas, car c'est présentement une heureuse femme, non pas que je haïsse ou dédaigne la vie, prise comme je suis par tant de liens que j'adore; mais voyez, Gergerès, tout ce qui étouffe cette pauvre flamme errante, et vous me pardonnerez si j'ai jeté quelquefois un œil d'envie sur les tombes où j'allais prier.
jer Février 1S37.
Présentement, j'arrive à ce qui me soulage de cette lettre mélancolique, c'est-à-dire à vous renouveler ma tendre gratitude pour l'agitation que vous causent mes lointaines misères. Vous êtes bien, en effet, l'avocat du pauvre et de l'abandonné, mon bon Gergerès; et quelque bon ange, en passant près de votre âme, entendra peut-être ce qui s'y passe pour vos humbles amis. Gergerès et l'ange
comprendront qu'il faut être Dieu pour changer, de fond en comble, un sort attaché à ce fil mouvant mais unique qui a fait de Valmore un comédien, c'est-à-dire tout le contraire de ce qu'il semblait devoir être sur cette terre où je l'accompagne, dans le même étonnement, comme vous savez.
Pour quitter le théâtre, il faudrait un terrain solide, une place relative à l'intelligence et aux habitudes de mon mari. Ce serait enfin dans le département des arts qu'il faudrait l'incruster. Il a quarante ans, et il en a passé plus de vingt-ciuq dans les bibliothèques, dans les ateliers de peintres et de toutes sortes d'artistes; ce qui lui vaut d'être à son tour consulté par une foule d'auteurs, parce qu'il est plein de mémoire et de goût pour ce qui concerne la science historique, la couleur et le costume de chaque époque dont se compose le grand album du monde. Mais tout cela lui donnera-t-il, hors de ce théâtre si accidenté, cinq ou six mille francs qu'il lui donne o:i lui promet par an? Voilà ce qui nous préoccupe, depuis neuf ou dix années de dégoût et de tristesse dans nos caravanes sans eatt pure, mais ce qui devient une véritable fièvre en ce moment où il faut nous embarquer tout à fait au hasard.
Écoutez, mon bon ami, et pour finir ce volume de plci'.itcs qui ne sont poi :it toutes personnelles, je vous promets de vous écrire le lendemain même du jour où je saurai quelque chose de positif; mais je vous laisse juge de mes anxiétés et de l'impossibilité où \-ous êtes d'y rie i changer, puisque vous n'êtes ni Dieu ni roi — Dieu merci, quant au dernier ! Pensez- vous que si vous étiez riche, vous verriez ainsi jusqu'au fond de mon âme? Non, sur ma parole, Gergerès. Mes amis riches (j'en ai quelques-uns d'infiniment aimables) me croient dans l'aisance. Ils se
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figurent presque que je vo^^age pour mon agrément ou pour ma santé, et que tous ces cris de détresse qui s'échappent de mes pauvres livres, qu'ils lisent comme des almanachs élégants, que ces cris, dis- je, sont là pour la rime ou la mesure de vers que j'invente pour mes récréations et pour obéir à une organisation mélancolique dont ils me font gaîment la guerre.
Hier, un commencement d'émeute a eu lieu à la porte d'un bal brillant, où deux ou trois cents ouvriers se sont rassemblés en criant anathème aux danseurs. Dieu veuille que ce peuple au désespoir ne nous entraîne pas avec lui dans un abîme. Nous sommes environnés de forts, et l'on s'est expliqué sur l'usage qu'on en ferait au moindre mouvement des ruisseaux. C'est ici le nom que donnent les fabricants à leurs ouvriers. Que d'imprudence !
Je vois un bel oiseau qui fend nos brouillards, comme ma pensée, Gergerès. Mais l'oiseau peut aller à Bordeaux, et pas moi !...
Paris, 14 Février 1838.
...Si j'avais un peu de temps et de solitude, je pourrais peut-être, à force de travail, réparer un peu à la fois le passé désastreux ; mais les travaux du ménage et les visites inutiles m'absorbent. Ce n'est que la nuit qu'il m'est possible d'écrire, et ce métier me brise. Mais à qui la vie estelle douce et légère, quand elle a plus de vingt ans?
Hippolyte rêve déjà beaucoup à vous serrer les mains qu'il se rappelle si pleines de gâteaux. Inès vous ouvre ses bras, pour vous remercier de l'asile des vôtres. Je lui ai raconté cet événement de son enfance. Jugez si je vous ai fait une amie, de cette petite Bordelaise toute passion
et tout soleil. Ma blonde et gracieuse Line se ressouvient de tout et pleure toujours. Hélas ! cette charmante fille pleure déjà tout ce qui est loin et tout ce qui s'en va.
i6 Décembre 1838.
Votre lettre, arrivée en notre absence, dans un logement dont le sort nous avait brusquement enlevés pour nous emporter dans les Alpes, votre lettre toujours bonne et chère a passé par de jolies mains de femme dont la bienveillance m'a cherchée pour me la rendre. Cette femme à qui je dois cette consolation, c'est la fille de Nodier, que je n'ai jamais vue, mais que j'aime.
Vous avez eu vos peines, bon Gergerès ! Vous en avez eu de lourdes et d'amères. Vous payez pour plus tard, où j'ose espérer moi-même arriver tout agitée aussi. Je connais, d'ailleurs, votre courage et la consolation que vous puisez dans le bien qu'il vous est permis de faire. Moi, je n'ai pas en moi celle de vous écrire au milieu de tout ce qui nous a enivrés de douleurs. Il faudrait un livre pour vous dire notre nouveau naufrage. En voici l'abrégé — les larmes, les fièvres, les fatigues, votre cœur ne les devinera que trop. Je suis bien lasse de me plaindre. Je suis quelquefois huit jours sans parler autrement que pour dire bonjour à mes chers enfants et à mon mari consterné, comme moi, de la rudesse du sort.
Quand votre ami partait, l'Odéon se fermait. Nous étions encore une fois sans position et dans l'effroi d'attendre. On propose alors à Valmore une année de l'Italie, trois mois à Milan, trois à Rome, trois à Naples et trois autres à Gènes, son voyage et le mien payés, des honoraires convenables, assurés par une société de millionnaires, le tout
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attesté par un correspondant de théâtre, homme âgé, prudent et plein d'expérience. On nous pousse à prendre ce parti. M'i*^ Mars se laisse entraîner, comme nous. En cinquante heures, ce déchirement s'opère; mes meubles reçus chez un ami, mes malles faites, nos places arrêtées, mon fils placé en pleurant comme l'exigent ses études, et nous tombant tous quatre dans la diligence, mon mari, mes deux filles et moi, ivres de douleur, de surprise et de fatigues.
Nous courions à notre perte, tout déchirés de ce nouveau sacrifice. I^es contrats étaient faux, les privilèges faux; des fripons voulaient exploiter le couronnement de l'empereur d'Autriche à Milan : ce qu'ils ont fait en abandonnant, après, leurs victimes dans ce pays étranger, à 260 Heues de Paris. M^i^ Mars a perdu lo.ooo francs, pour le plaisir d'être couronnée et couverte de fleurs par ce peuple idolâtre de son talent; et nous, Gergerès, nous avons vendu ce qu'ils avaient eu la pitié de nous laisser, pour regagner... quoi? les rues chères et indifférentes de cette France qui ne veut pas de nous.
Allez, c'est bien assez de vous avoir écrit cela, les yeux tremblants de cette secousse. Il y a un moment où l'on s'enferme. Mais ne pas vous répondre était un reproche de tous les jours, et il fallait bien justifier mon silence. Je vous conjure aussi de le dire à Cécile, jusqu'à ce que je lui écrive à elle-même dans un moment d'intervalle du travail fiévreux où je me suis jetée, depuis mon retour, pour nous soutenir sur l'abîme jusqu'à ce que la Providence nous regarde encore.
Mon mari, si aimé de tous, a des promesses et quelque espoir; mais l'encombrement augmente partout et nous nous demandons quelquefois si l'espoir même n'est pas une dérision, ingrats que l'on est ! Voilà du soleil et trois
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enfants si bons, si sages, si laborieux ! tant de croyance en moi, tant de besoin d'aimer, de prier pour mes amis absents ! Ne vous ressouvenez que de cela, cher frère de mon passé, et que ma lettre n'aille pas, comme une feuille morte, s'abattre sur vous pour désoler votre âme. Je suis plus heureuse encore peut-être que je n'ai mérité, et j'ai des moments d'une espérance si vraie, qu'elle me donne ce que je n'ai pas.
Serrez, en mon nom, les mains de vos sœurs fidèles à tout ce qui est bon et triste. Mes enfants ont tous vos souvenirs vivants dans leur belle mémoire, Gergerès, c'est tout le bonheur de Bordeaux. Mon mari vous aime et vous estime profondément dans sa misanthropie que vous avez quelfois combattue. Son malheur est d'abhorrer le théâtre et de ne savoir par où en sortir. L'époque étouffe de malheurs... Mais je rentre dans la plainte, et je veux vous quitter le courage au coeur.
Au revoir Gergerès, quelque part!...
Paris, le 12 Février 1S39.
...En perdant l'espoir de ramener mon mari à Bordeaux, comme artiste, je suis tombée dans une nouvelle tristesse ; car il s'est vu forcé de signer un engagement à Lyon, cette \-ille d'épreuves et de bien des misères suj^ies. Je ne peux pas vous dire à quel point le nom seul de Lyon me bouleverse l'âme. Jugez de ce que j'éprouve, à l'idée d'y voir retourner mon mari sans moi qui, dans l'intérêt de nos enfants, me laisse à Paris pour surveiller leur éducation et l'amener à bien. C'est ici que l'appui de Dieu m'est nécessaire. Je n'ai jamais subi ni cru possible une sépa-
A JEA\-DAPTISTE GERGERES
ration dans tous nos malheurs, et je deviens froide quand j'y pense. Oui, la vie est grave, mon bon ami et, sans l'intarissable amour de la Providence qui nous atteint jusqu'au fond de nos désespoirs, nous deviendrions peutêtre méchants, ce qui serait le pire de tous les malheurs...
Paris, le 28 Juin 1839.
...O Gergerès ! où votre cœur a-t-il trouvé la possibilité d'un article dans Violettes (i) ?
Ce pauvre ouvrage n'a qu'un mérite à vos yeux d'ami, c'est qu'il nous a tirés d'un pas bien grave. Merci, à ce compte, de votre aveuglement paternel pour moi. Dieu vous le pardonnera. Vous avez dépensé bien de l'esprit dans une faible cause. J'ignorais que l'ouvrage eût été jusqu'à vous. L'éditeur ne voulait pas le risquer durant ces temps d'orage et de naufrage dans la librairie. C'est affreux à voir, dit-on. Le besoin de rentrer dans ses avances l'aura poussé à le jeter au vent. Sans doute qu'il en place beaucoup dans cette stupeur. Les bons livres même ne se vendent pas du tout. Dites-moi, mon ami, dans votre réponse que je vous conjure de ne pas affranchir, sur quel Hbraire M. Dumont peut-il porter sa réclamation pour ses fonds du volume de Pauvres fleurs? Il ne s'en souvient pas et moi non plus, et M. Dumont a grand besoin de recueillir lui-même les petites sommes; il en perd d'énormes, par les faillites qui éclatent.
J'en arrive à ce que votre âme a rêvé dans l'intérêt de ses amis ruinés. C'est votre main dans les miennes et la
(i) Violettes nouvelles, roman de Marceline, paru eu 1839. Pa:is, Dumont, 2 vol.
gratitude dans les yeux, que je vous dis : Non, mon bon Gergerès ! en travaillant bien, nous ne succomberons pas. Cette idée est d'un ange, mais de tels discours sont sacrés. Il y en a de plus malheureux que vos amis.