‹ Lettres inédites;Chapitre 26 sur 33 · C. Cavour · texte numérisé non relu

C. Cavour

(Turin, 13 f- -;^.- i«.:p

Mon cher comte,

le m'empresse de vous faire savoir, en réponse à votre lettre du 7 courant, que le v*' de Noé et ses deux complices (') sont embarqués sur le

vil MM. !•• vicomte de Noé, de la Pierre, de St-Martln et un colonel <!«• Laffrange, prb ea flagrant délit de conspiration en t'Avt'iir •!• ' IIS, à Meaeine, forent arH^tés et transportée

Mil I. . I •< à O^nes, d'où il» fbrent renvoyée Ubrea.

\ M'^ ni> u< Kvaifnt dà Atre énergiquement défendu* par la Ifiinl'- uatiuiial'' pontrr lu futile menaçante.

Imteau à vapeur qui porte à Gênes les dépfOtés et les sénateurs siciliens. Hs seront, pour ionio punition, condamnés à voyager avec les membres du parlement qu'ils avaient juré de renverser. — Quelle infamie! quel homme atroce ce M. de Cavour ! — s'écrieront les douairiè[re]s du noble faubourg. Je vous laisse le soin de me justifier.

Votre dévoué C. Cavoub.

(Reçue le 4 avril 1861) (de Turin).

Mon cher comte,

Je vous envoie mes discours sur la question romaine. J'ai parlé sans réticence et sans arrièrepensée. Le pouvoir temporel est mort ; on ne peut le faire ressusciter. Le pape a besoin d'autres garanties que des bayonettes étrangères. La liberté seule peut les lui donner. Et cette liberté nous sommes prêts à la lui accorder. Les catholiques sincères doivent reconnaître qu'il gagnera au change. Veuillez faire lire mes discours aux disciples du père Lacordaire et du comte Montalambert, en ajoutant que l'Italie ne demande pas mieux que de jeter au feu tous les concordats,

H revo<|i

révo<|uer les lois Léopoldines, Tannncciennes et autres semblables, condamner les doctrines Fabbroniennes, en un mot, pratiquer le principe de la séiiaration de 1* Église.

Ce système nous créera d'immenses difficultés; mais nous les acceptons d'avance, convaincus que nous sommes qu'une fois [cessé] l'antagonisme (jui existe depuis des siècles entre le pouvoir temporel et l'esprit national, le pape et les cardinaux subiront peu à peu l'influence des principes libéraux qui dominent en Italie

Veuillez me rappeler au souvenir de M"" de Cirronrt «'t croir»' :i mon sincère dévouement.

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