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ces liivers, le prochain peut-être, nous retrouverons à Rome ou à Naples ce salon que nous envions tant à Paris. Vous devriez bien alors emmener avec vous votre gracieuse cousine, Madame de Menthon, qui ne connaît qu*un petit bout de l'Italie (*). Elle aussi est faite pour apprécier le pays des arts et des grands souvenirs, et je suis persuadé qu'elle aurait autant de plaisir et même de succès dftUs les cabinets des artistes, qu'elle en a obtenus dans les salons de Paris. Que fait-elle cet hiver? Cache-t-elle au fond de la province son esprit et sa grâce qui la faisaient briller au milieu de la société parisienne ?
J'oserai vous rappeler, Madame, que vous aviez obtenu la promesse du général Rogniat (*) d'avoir la suite du mémorial de l'officier du génie. Seriez vous assez bonne pour la lui rappeler et lui demander en même temps, si ce n'est pas indiscret, les cahiers qu'on a rédigés pour servir à la formation des devis des entreprises données par le génie militaire ?
Vous voyez. Madame, combien un souvenir m'a
(1) Caroltne-Paaline-ilriA^nufie de Klinglin, née en 1822, mariée en 1841 aa comte Alexandre de Menthon, morte en 1871.
(2) Le vicomte Joseph de Rogniat, général da gi^-nie, membre de la chambre des pairs, l'ami et le compagnon d'armes du maréchal Soolt, mort en 1840.
rendu hardi, puisque je me pennets de réclamer de TOUS un service ennuyeux. J'ai peut-être tort d*ètre aussi indiscret. Mais quand même cela se* rait, soyez assez bonne pour ne pas m'en punir ea me privant dorénavant des preuves d'intérêt que vous m'avez fait donner par Rorà, et auxquelles t,>n> . .^..jr que j'attache un prix inestimable.
'. présenter mes compliments à M. de Circourt, et agréez l'assurance de mon respectueux dévouement.