‹ Lettres inédites de John Stuart Mill à Auguste ComteChapitre 6 sur 88 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

venait de subir lui-même une perte d'argent considérable, qui l'avait placé dans une situation difficile. Comte, d'ailleurs, déclina cette offre. C'est encore Mill qui s'entremit auprès de Grote et de sir W. Molesworth pour lui procurer son a subside anglais », et qui s'ingénia de son mieux pour trouver de nouvelles ressources quand ce subside fit défaut.

L'attitude de Comte, en cette circonstance, aurait pu être mal interprétée, et il faut dire, à l'honneur de Mill, qu'il ne s'y est pas mépris un seul instant. Privé de la plus grande partie de ses fonctions à l'Ecole polytechnique. Comte avait fait à Mill la confidence de l'embarras où il se trouvait. Trois amis de Mill, Grote (qui était déjà en relations personnelles avec Comte), sir W. Molesworth et le banquier Raikes Currie, membre du Parlement, avaient envoyé à Comte les 6.000 francs dont son revenu avait été diminué. Au bout de l'année, Comte, qui n'avait pas été réintégré dans ses fonctions, s'attendait à ce que le « subside anglais » lui fût continué. Mill dut lui expliquer que, dans la pensée de ceux qui l'avaient fourni, ce subside avait été purement temporaire, et qu'ils entendaient s'en tenir là. Seul Grote envoya encore une petite somme. Comte insista, et le prit de très haut. Si ses disciples ont cru devoir, en i844) 1^ protéger contre

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