AU COMTE DE MONTALIVET
INTENDANT GÉNÉRAL DE LA COUtONNB (1).
PirU. S5 aan 1815.
J*ai fait placer 500,000 francs de rentes sur le grand-livre, dont 100,000 francs pour le grand aumônier, 100,000 francs pour le grand maréchal, 100, 000 francs pourle grand écuyer, 100,000francs pour le grand chambellan, 50,000 francs pour le grand maître des cérémonies, et 50,000 francs pour le grand veneur. Mon intention est que vous en fassiez jouir le cardinal Fesch, grand aumônier, le comte Bertrand, le duc de Vicence et le comte de Montesquiou. Je n'ai pas encore nommé aux places de grand maître des cérémonies et de grand veneur. Gela formera les appointements de ces grands officiers, n'étant pas dans Tintention, vu les circonstances, de leur donner les 40,000 francs dont ils jouissaient les années précédentes.
(1) AFiv 907.
Paris, 96 nian 1815.
Mon intention est que vous fassiez rayer de la liste des maréchaux le duc de Raguse, le duc de Castiglione, le duc de Reggio, le duc de Bellune et le comte Saint-Cy r. Il sera accordé une pension de retraite, dont vous soumettrez le montant à mon approbation, aux ducs de Bellune et de Reggio et an maréchal Saint-Cyr. Pour votre compte, vous avez à veiller à ce qu'ils n'approchent pas de Paris.
Aussitôt qu'il sera possible, vous me présenterez la liste des lieu-tenants généraux et des maréchaux de camp, qui doit maintenant être considérable.
Présentez-moi également un travaU sur les colonels généraux, afin que je réintègre dans leurs fonctions ceux qui n'ont pas démérité.
Parii, 27 mari 1815.
Je trouve dans les états de mon domaine privé 380,000 francs d'actions du canal du Midi, et 1,800,000 francs d'actions du canal du Loing. Faites-moi connaître si cela a été annulé ou rendu. Il me semblait avoir ouï dire que cela avait été rendu à M. d'Orléans et aux héritiers Caraman. Dans ce cas, il y aurait donc un décret à prendre.
11 y a dans les dettes du Trésor envers mon domaine privé la rente d'un capital de 84 millions, plus 3,500,000 francs d'avances, et enfin 70,500,000 francs en bons de la caisse d'amortissement. Qu'est devenue cette créance? A-t-elle été portée en confusion au budget?
Les 45 millions de bons de la caisse d'amortissement, les 12,580,000 francsdebons des droits réunis, etlcs37,998,000 francs
(i) AFiv 907. — En marge de la minute : • Oa n'est pas sûr si cette lettre a été expédiée, i Comparer avec le n^ 21790 de la Correspondance* (2) AFiv 907.
dt5 LETTRES INÉDITES DE NArOLto\ I-. ^ 1815.
de récépissés da Trésor, forment un total de 95,634,000 francs. Ont-ils été confondus dans le budget, ou existent-ils encore?
Je vois en outre, dans les valeurs en portefeuille de mon domaine extraordinaire, 387,000 francs en bons du syndicat de Hollande, 60,000 francs en bons des bois de Naples et 1 7 millions de Temprunt de Saxe. Remontez k Torigine de ces créances, et faites-moi connaître quel parti on pourrait tirer de ces valeurs.
J'y vois également 991 ,000 francs provenant des domaines nationaux acquis sur la rive gauche du Rhin; ces valeurs sont-elles valables?
Je lis avec attention votre bordereau des 5 pour 100 consolidés, au l*' mars. J'y vois pour le prince Louis-Napoléon 500,000 francs; ceci en apanage. Je ne conçois pas bien comment cela se trouve écrit sur le grand-livre. Il faut que cela n'ait pas été inscrit, mais acheté par moi. Remontez à l'origine de cette créance.
Je vois que vous dites : Dotations et remplois de biens aliénés, 222,000 francs ; lorsque je vois plus bas : Majorats et dotations réversibles au domaine de la couronne, 923,000 francs, que vous dites : Fonds de retenue des majorats et dotations, 122,000 francs; que vous dites : Rentes destinées k former des majorats sur demande, 62,000 francs.
Pourquoi l'université de Turin est-elle portée pour 306,000 francs? Je suppose que vous n'avez pas la bonté de les payer.