A M. DE CHAMPAGNV, DUC DE CADORE
Saint-Cloud. 29 août 1810.
Répondez au sieur Bourgoing que je suis fort aise qu'il n'ait pas été en Bohême et qu'il n'ait pas eu de rendez-vous avec le roi [de Hollande] ; que je blâme ce qu'il a écrit et dit, et que je désire qu'il ne prenne plus aucune part à cette affaire. S'il est consulté par le comte de Saint-Leu, il ne doit lui répondre en rien, le laisser faire comme il désire et ne s'en mêler d'aucune manière.
Saint-Cloud. 29 août 1810.
Je VOUS autorise à acheter de la Banque autant d'actions que vous pourrez, au prix de 1,260 francs. En calculant que juillet et août porteront 12 francs pour la valeur de l'action, cela ne ferait donc que 1,248 francs. Vous pouvez en acheter à ce taux autant qu'il s'en présentera.
(3) Ibid. — L. DB Brotonne, dans la Nouvelle Revue, t. LXXXVI (189i^).
Saint-Gond, 81 août 1810.
Faites-moi nn rapport sur le général Rousseau, officier au service d'Autriche, qui est à Bruxelles. Qui Ta autorisé à venir? Qui lui a donné des passeports? II faut le dénoncer au grand juge et me faire un rapport. Avant de me faire ce rapport, faites sortir cet individu de la Belgique et faites-le envoyer à Valenciennes, jusqu'à ce que j'aie prononcé sur lui. Le grand juge revisera la sentence et la soumettra au tribunal de cassation. En général, ne donnez point de passeport pour la Belgique à des Belges autorisés par le traité de Campo-Formio ou autres, à moins qu'ils ne profitent de l'amnistie. Écrivez-en au comte Otto à Vienne. Je ne veux ni de ces Belges, ni de Belges au service d'Autriche qui viennent en semestre. Il y a une amnistie, c'est à eux à en profiter. S'il en vient, envoyez-les à quarante lieues de la Belgique, et faites-moi un rapport individuel sur le parti à prendre.