AU COMTE COLLLV DE SUSSY
U'esel, 1" novembre 1811.
Je VOUS renvoie votre rapport sur la demande des armateurs de Dantzick. Puisqu'ils offrent 1,500,000 francs, il est évident que cela vaut 3 millions. Il me parait donc convenable d'exiger que les droits soient payés dans les vingt-quatre heures, et, à défaut d'argent, qu'ils le soient en nature.
Prenez la moitié qui vous revient, et faites-la transporter en France. Par là, j'aurai 3 millions qui seront payés. Quant à la
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moitié appartenant aux douaniers, ils ne pourront pas la faire entrer en France, mais dans les États de la Confédération. Si cette décision vous parait convenable, faites-m*en un rapport au conseil de commerce.
Une fois cette affaire réglée, et que vous aurez l'évaluation de ce que cela doit rendre, comme ces produits appartiennent à un fonds de réserve, vous vous entendrez avec le ministre du Trésor pour les dépenses auxquelles il doit faire face ; c'est pour l'approvisionnement, l'armement et les dépenses du génie à Dantzick.
MINISTRK DB LA POLICR GÉNÉRALE (1).
Dûsfeldorf, 3 novembre 1811.
Il faudrait faire pour Munster ce qu'on a fait pou)* Rome : faire venir à Saint-Germain, à Saint-Cyr et dans les lycées un grand nombre de jeunes gens. Faites publier l'ordre que les jeunes gens qui sont dans les universités étrangères rentrent. Faites donner le même ordre en Hollande; ils doivent aller aux universités deLeyde, de Groningue, ou à celles de France, et non dans des universités étrangères.