AU COMTE BIGOT DE PREAMENEU
Paris. 8 avril 1815.
Le curé du Petit-Givet, nommé Raimbaud, est extrêmement dangereux. 11 a du talent et beaucoup de haine. Faites-le destituer surle-champ, et faites nommer un bon curé.
Paris, 10 avril 1815.
Donnez l'ordre que VitroUes soit conduit sous bonne escorte à
(1) AFiv 907. — Recueil de pièces sur le captif de Sainte-Hélène, t. V. p. 39*.
(2) AFiv 907.
(3) Ibid.
»l LCTTIES rVKDTTES DE VAFOLBOX K. ~ 1S15.
Wacennes, tans qa*Q paisse rommaniquer arer personne. Prêirenez» en le ministre de la police, à la disposition de qoi il sera dn moment de son arrivée.
1105. A M. FOLCHK, DLC DOTRAXTE,
VI^ISniB DE ÎA POLICE GÉXÉBALE f 1).
Paris. 10 ftnil 181â.
Je VOUS envoie une lettre interceptée par le comte de Laborde. Kilo était adressée à Vîtrolles. Envoyez-la au ministre des affaires étrangères, et faites-en faire une copie que vous me présenterez ce soir, avec les ratures à y faire pour pouvoir Tinsérer dans le Moniteur.
11(^6. —Ai: PRIXCE CAMB.ACÉRÈS,
ABC:illCIIA\CRMRR DR l/RyPIRE, CHARCÉ Dl' MINISTÈRE DE LA JrSTICB (2).
Paris. 13afnll8l5.
\oinmez une commission de magistrats sûrs pour lever le séquestre et faire Tin ven taire des papiers qu'on trouvera chez le prince de Béncvcnt et dans les maisons des autres individus exceptés de Tamnistic par le décret de Lyon. On m*assure qu'on trouvera des papiers importants. Vommez des hommes sûrs.
1I()7. — AU MARECHAL DAVOUT. PRIXCE D'ECKMLHL,
Paris, 13 atril 1815.
Ecrivez par estafette extraordinaire au général Grouchy qu'il doit avoir reçu la lettre que je lui ai écrite directement par le télégraphe et (]ni était dans le Moniteur d'hier ; qu'il doit faire signer au duc d'Aiigouléinc la promesse de faire rendre les diamants de la
(1) AKiv 907.
(î) Ihid.
(3) Ibid.
couronne et de ne jamais porter les armes contre la France; enfin, qu'il doit lui signifier les décrets qui le condamnent à mort comme membre de la famille des Bourbons, s*il rentrait en France. Le général Grouchy doit lui reprendre l'argent qui aurait été retiré des caisses publiques, et, après, le laisser partir.
Il résulte des lettres interceptées que le prince d'Ëssling se comporte assez mal; cependant il faut attendre pour juger ses mesures. Envoyez à ce maréchal Tordre de se rendre à Paris.
J'ai, je crois, destitué le général d'Aultanne. Faites-moi connaître d'où il est ; on l'enverra dans son pays ; il est inutile qu'il vienne à Paris.
J'ai également destitué le général de Loverdo ; il ne faut pas qu'il vienne à Paris. Il ne faut pas non plus que le général Monnier vienne ici ; mais, comme il est d'Avignon, il ne faudrait pas l'y laisser; on pourrait le mettre en surveillance du côté de Grenoble.
II faut envoyer de nouveaux généraux dans la 8* division et n'y laisser aucun de ceux qui y sont aujourd'hui. Je suppose que j'ai destitué le général Ernouf. Il ne faut pas qu'il vienne à Paris; mettez-le en surveillance dans quelque petite commune.
On dit le plus grand bien des généraux Gilly et Merle. Ils peuvent être employés avec succès dans le pays où ils se trouvent, ainsi que les officiers de gendarmerie Rivaud et Morin, qui ont été mis en prison par les princes.