A M. FOUCHK, DUC D'OTRANTE
Lillo. 23 mai 1810.
Mon intention est qu'aucun ofBcier français au service d'Autriche, de Russie, ou de toute autre puissance étrangère, ne vienne en France sous quelque prétexte que ce soit, ni en congé, ni avec passeport, ni pour affaires. Ceux qui se présenteraient doivent être arrêtés à la frontière. Ceci ne souffre aucune exception. Ecrivez à cet égard à tous les préfets en Relgique, en Toscane, en Piémont, et même à tous les anciens préfets. Je ne veux pas que ces ofRciers soient en France; je ne tolère le service militaire d'aucun Français près d'une puissance étrangère. Je suis très fâché qu'il ait été donné une permission au sieur La Roche-Aymon ; il m'a fait beaucoup de tort à la cour de Prusse. C'est lui qui m'a fourni l'idée de prendre cette mesure. Mon intention est qu'il soit arrêté, conduit à Vincennes et mis au secret, et que les scellés soient apposés sur ses papiers. Faites voir dans vos registres de la police s'il y a des Belges on des Français au service étranger ; ils ne peuvent pas rentrer en France; mais ceux qui veulent profiter de l'amnistie, je ne m'y oppose pas.