‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 270 sur 493 · AU PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON · texte numérisé non relu

AU PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON

VICE-ROI d'italie (3).

Bayonne, 27 juin 1808.

Je reçois votre lettre du 20 relative aux circulaires de la cour de Rome pour empêcher les évoques de prêter serment. La manière la plus simple dans ces matières, c'est de commencer par confisquer le temporel de tous ceux qui ne prêteront pas serment. Ainsi donnez ordre aux préfets que, si les évêques n'ont pas prêté le serment à telle époque, ils fassent percevoir les revenus de leurs biens au profit de la caisse publique. Il faut ensuite appeler les évêques à Milan et traiter avec eux.

Je vous autorise à faire une tournée d'une quinzaine de jours à Ancône, Macerata, etc. Votre présence ne peut qu'y faire du bien. On n'a pas encore commencé les travaux du port d'Ancône ; il parait

(1) Cette dernière phrase est biffée sur la minute.

(2) AFiv 877.

(3) lbid. — Mémoires du prince Eugène, t. IV, p. 192.

210 ETIRES WKDffES m I\APOim\ K — 18Q$.

que ÇaffcrclU çst extrêmement \ç$t. D'un autre côté, les ingénieurs {le la marine à Venise çt lçs au,trçs cniployés se plaignent de ne pas être payés depuis, le opiois $ç décembre.

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