A M. GAUDIN
MINISTRE DBS FINANCES (1).
Borgot, 17 novembre 1808.
Le sieur Lavallette fait des contes. Il ne prend pas des mesures efficaces pour assurer le service des postes. Le passage de la grande armée rendait nécessaires, à chaque poste des Landes, 20 ou 30 chevaux. Mais les administrateurs des postes sont des ganaches, accoutumées à d'anciennes routines, dont on ne peut les faire sortir. Il faut que le million de gratification soit employé en grande partie à faire le service des postes dans les Landes. En général, le commissaire des postes marche mal et n'a ni tact ni prévoyance ; ses rapports ne contiennent que des babioles. On me fait voyager plus lentement qu'un autre ; j'ai fait huit lieues avec les mêmes chevaux. Cependant mon temps et ma santé sont assez précieux. J'ai fait la moitié du chemin à franc é trier; sans cela j'aurais éprouvé six jours de retard.
Bvrgos, 18 notembre 1808.
Je suis aussi étonné qu'indigné de ce que je lis dans la dépêche de Carlsruhe du 8 novembre (3). Ecrivez au ministre de la police pour l'inviter à envoyer à Bade un officier de gendarmerie pour
(i) AFiv 878.
(*) Ibid.
(3) Intrigues de cour pour changer la constitution du grand-dnebé de Bade.
arrêter ces individus et les amener à Paris ; entendez-vous avec lui pour cela. Vit-on jamais pareille extravagance ! Vous auriez dû me faire connaître davantage ce que c'est que ces messieurs. On dit que ce Rayneval a la décoration de la Légion d'honneur. Faitesmoi connaître ce que cela veut dire.