‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 82 sur 493 · A M. BARBE-MARBOIS · texte numérisé non relu

A M. BARBE-MARBOIS

Camp de Boulogne, 6 fructidor an XIII (24 août 1805).

Dans l'état ZZ de votre compte, je vois que, parmi les propriétaires de rentes viagères, vous payez une personne de 1701, deux de 1702 et enfin, antérieurement à 1720, plus de 2,600 personnes. Il y aurait donc parmi les rentes viagères, 2,600 personnes âgées de plus de quatre-vingt-cinq ans. Cela est extraordinaire. Je désire faire imprimer l'état de ces 2,600 personnes, et même jusqu'à l'année 1725; que cet état soit envoyé aux préfets pour vériGer l'existence de ces individus et s'assurer que ce sont les mêmes personnes que celles sur la tête desquelles était placée la rente. Faites la même chose pour les pensions, et faites dresser l'état par département des individus qui ont plus de quatrevingts ans.

Je ne conçois pas comment, dans le courant de l'an XII, il n'y

(i) AFiv 867.

LETTRES INEDITES DE NAPOLÉOX V. — AN XIII. 57

a eu que 500,000 francs d'extinctions de rentes viagères, sur un capital de 20 millions; ce ne serait donc qu'un quarantième. Les extinctions de pensions seraient donc montées, sur un capital de 24 millions, à 1,800,000 francs : ce qui est un résultat beaucoup plus raisonnable.

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