LETTRE LIX
Aux Délices, i4 février i^ftsu
J'apï^renps , Madame , par le$ nouvelle^ publiques , une nouvelle que je ne veux pas croirCk Les gazettes sont souvent très r mal informées. Mais s'il y a, quelque fondement à ce funeste bruit , souffrez , Madame ^ que je mêlé ma douleur avec la vôtre. Je suis encore très -incertain. Je ne peux que me boirner à vous dire combien je m'intéresse à vos peines , si vou« en avez , et à la douceur de votre vie , si elle n'est point troublée.
Votre expérience et votre bon esprit vous ont appris que la vie est bien peu de chose , et qu'il faut au moins en jpuir , puisque ce peu est tout ce que nous avons. Quelque malheur qui nous^arrive et quelque pertequ'on fasse , la "philosophie doit venir à notre secours ^ et la sensibilité de nos amis est de: quelque consolation. Si la nouvelle est mal-
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heureusement vraie , je voudrais être près de vous dans le nombre de ceux dont l'amitié vous console. Vivez , Madame , et continuez de devoir votre «anté ; à: rvçtre régime. Nous avons dans mon voii»inage de Genève une femme qui a cent quatre ans passés , et qui
gQUverae tros-bien toute sa famille. Ses
lui sont revenues à cent deux ans. Mais elle n'a pas voulu se remarier. Voilà l'exemple que' je vous propose. Adieu , Madame «Daignez agréer le tendre intérêt que je prçpds à vous , mon ajtaehemeat et mon r<93peç|.
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