DATA ME
Nous !
DICTIME.
Vous-même. 11 est temps que nos haines finissent , Que pour leurs intérêts nos deux peuples s'unissent. Mais je ne réponds pas, etc.
cela est mieux dialogué. Vous aurez sans doute le temps de faire insérer ce petit dialogue nécessaire. Mandez-moi donc quand vous comptez épouser madame Denis, afin qu'elle vous écrive.
Que vous me faites plaisir par tout ce que vous m'écrivez sur madame la duchesse d'Enville! Je n'ai jamais douté de ses sentiments, et moins encore de son cœur. Quand le moment opportun sera arrivé, je ferai alors auprès d'elle tout ce que vous désirez. Je désire que vous soyez aussi convaincu de mon empressement à vous plaire, que je le suis moi-même de ses sentiments invariables ; il n'y a que les girouettes qui varient au gré des vents, mais l'attachement qu'elle et moi nous vous portons ne variera jamais ^
JV. B, Il est clair que la pièce imprimée par Valade l'a été sur le manuscrit de INI. d'Argental , car on y trouve ce vers :
Tout pouvoir a son terme et cède au préjugé.
' Madame la duchesse d'Enville , femme très-aimahle , très-tolérante et de beaucoup d'esprit. Elle avait embrassé le parti des pliilosophes , et protégeait avec chaleur les encyclopédistes.
II y a dans mon manuscrit et dans l'édition de Cramer, tout pouvoir a sa borne; M. d'Argental a voulu absolument son ternie^ il n'a pas songé qu'avoir son terme signifie ^/z//-. Tout pouvoir Jinit et cède au préjuge, n'a pas de sens, et s'il en forme un, c'est celui-ci : tout roi est détrôné par le préjugé, ce qui est absurde ^ Il ne faut que trois ou quatre contre -sens pareils pour gâter entièrement une scène passable. Si c'est vous qui avez fait cette correction, vous avez été dans une grande erreur. Il est plus difficile d'écrire correctement qu'on ne pense; mais aussi rien ne m'est plus aisé que de vous dire combien mon cœur est plein de reconnaissance et d'attachement pour vous, et qu'il ne cessera de vous aimer que quand il cessera de battre.
Voltaire.
' Le vers dout il est quastion a été rétabli d'après la leçon de l'auteur daus lA tragédie des Lois de Minoi. Voici la fin du couplet où il se trouve : (tom. vi , pag. 9 i.^
La loi qui vons révolte est injuste pciit-«*trc;
Mais en Crète elle e^t sainte , et vous n'êtes pas maître
De scrouer uu joug dont l'état est chargé.
Tout pouvoir a sa boruc, et ctdc au préjugé.