A M. DE GHABANON
t nai.
Oui, ayez pitié du pauvre vieux malade, centumpuer ariium; oui, j'attends la scène à'Eudoxie et le divertissement que vous mettez en musique , et les vers charmants à M. de Lorri', qu'on dit imprimés. Ayez la bonté de faire à votre loisir un petit paquet de tout cela et d'enrichir mon petit cabinet de livres. Mais joignez-y une Eudoxie imprimée; car notre ami Rieu s'est emparé de la mienne. Je ferai transcrire proprement la nouvelle scène sur la pièce imprimée que vous m'enverrez. Il vous sera aisé de faire contre-signer le paquet. Je ne vous envoie, en échange de vos vers que j'aime, qu'un petit morceau de prose assez peu intéressant; mais, comme il regarde l'académie dont vous êtes, j'ai cru devoir vous l'envoyer, quelque ennuyeuses que ces discussions puissent être.
Je reviens vite à vos jolis vers. Si votre épttre à M. de
Lorri n'est pas imprimée, voulez-vous me permettre
de la faire insérer dans un petit recueil choisi qu'on va
faire à Genève? C'est un morceau précieux qui ne doit
> Compagnon d'armes da dievalier d'Auts.
pas échapper au petit nombre d^amateurs qui existent encore.
Valej omnium mnsarum amice.