A M. THOBIASSm DE JUILLY
An obAteM et Vwney, 1 1 MiobM.
Vous avez écrit, monsieur, en digne chevalier, et je V0U& remercie en bon citoyen. Vous rendez à la fois service à Tart militaire, qui est le premier, et à tous les autres arts. On ne pouvait mieux confondre le Jean- Jacques de Genève. II n'y a rien à répondre à ce que vous dites que, suivant les principes de ce charlatan, ce serait à la siupide ignx)rance à donner ta gloire et le bonheur. Ce malheureux singe de Diogène, qui croit s^étre réfugié dans quelques vieux ais de son tonneau, mais qui n*a pas sa laùterne, n'a jamais écrit ni avec bon sens, ni avec bonne foi. Pourvu qu'il débitât son orviétan, il était satisfait. Vous l'appelez Zolle ; il l'est de tous les talents et de toutes les vertus. Vous avez soutenu le parti de la vraie gloire contre un homme qnine connaît que l'orgueil. Je m'intéresse d'autant plus à cette vraie gloire qui vous est si bien due, que j'ai
^ Sons-lieutenant des gardes du corps. U écriTait dans le Mepewrt, et a publié une Vie de Catinat. l\ est mort en 1798.
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rhonneur d'être votre confrère dans l'Académie d'An-gers, pour laquelle vous avez écrit. Elle a dû regarder votre ouvrage comme une des choses qui lui font le plus d'honneur; vous m'en avez fait beaucoup^ en voulant bien m'en gratifier.
J'ai rhonneur d'être, avec l'estime et la reconnaissance que je vous dois, monsieur, votre, etc.