A m: LB IfAl^iUK O'ARGENGE DE DIRAC
11 juin.
H. Boursier' me mande; nîon respectable plulosophe, qu'il vous a dépéché par la voie de Lyon et de Limoges un petit paquet de raretés du pays. Je vous ^n donne avis, qùoiqu^il soit vraisemblable que votis recevrez le paquet avant ma lettre. Les paquets v<mt en droiture, et les lettres passent par Paris, ce qui fiiit
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cent lieues de plus, et opère un retardement considé* rable, sujet à beaucoup d'inconvénients.
M. Boursier m'assure qu'il aura toujours soin de TOUS faire parvenir toutes les choses que vous paraissez désirer; il vous est tendrement attaché. Il est vrai qu'on peut lui reprocher un peu de paresse ; mais on doit l'excuser : il traîne une vie fort languissante et est très-^rarement en état d'écrire.
Je reçois dans ce moment une de vos lettres, par laquelle vous me mandez que princes et princesses peuvent passer dans nos déserts. Ces déserts sont bien indignes d'eux ; il n'y a plus de théâtre : les ailes qu'on bâtit ne sont pas encore achevées; le prieur du couvent est malade, la prieure aussi ; ils seraient désespérés tous deux de ne pouvoir recevoir de tels hôtes d'une manière qui pût leur plaire. Le voisinage est trèstriste. Cependant, si les dieux s'avisaient de descendre dans ces hameaux, ils trouveraient encore des Bauds et des Philémons; mais il vaudrait encore mieux recevoir des philosophes que des princesses.