‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 193 sur 405 · A M. LE MARÉCHAL DUC DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

A M. LE MARÉCHAL DUC DE RICHELIEU

à Ferney, IS déoaiibra.

J'ai bien peur^ monseigneur^ que la démarche de

1 Stanislas PoDlatowskl , échappé à 18 mort comme par mtrtclc, fatorisa la Mita de sen aMttèlit et Itd pifétonas»

M6 LETTRES INBMTB8

M. CoDStaDi d'Hermancbe, baroo de Rebecqae, ne soit UD peu indiscrète, et la mienne fort téméraire. Pour peu que vous trouviez mes craintesfondéeSi il vous sera aisé de faire mettre la lettre à la poste pour Versailles, sans vous fatiguer d^une sollicitation, peut-être mal placée, puisque la chose ne parait pas être du district de M. le duc d'Aiguillon. Les provinciaux, comme moi, font de ces fautes-là tous les jours. Tout ce que je puis faire, c'est de vous demander bien pardon si j*ai fait une sottise.

Je vous souhaite mille bonnes années quinze jours à l'avance, avec le plus tendre respect.

ÀPeney, 18 déeembre.

Ce n'est pas du tout , monsieur, ma défiance du gouvernement qui me force à vendre, c'est la nécessité. Il me faut cent mille livres pour soutenir ma colonie, ou que j'aie la douleur et la honte de la voir périr; je ne veux pas mourir avec cet opprobre.

J'ai déjà quelques deniers; mais il m*en manque beaucoup. Si vous pouvez étendre vos bontés jusqu'à me faire toucher quatre-vingt mille livres en divers payements, vous soutiendrez trois fabriques considérables qui vont tomber. Mon unique but est de faire du bien; c'est ce qui me remplit de confiance en vos bontés. Je vous supplie donc de vouloir bien ordonner qu'on vende jusqu'à concurrence de quatrevingt mille livres d'argent comptant, rendu chez moi. C'est votre destinée de m'aider dans mes tribulations,

DE VOLTAIRE (It7i). M9

et la mienne d*,étre, avec la plus respectueuse reconnaissance, monsieur y votre, etc.

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