‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 204 sur 405 · A M. LE COMTE DE ROCHEFORT · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE DE ROCHEFORT

Je trouve^ mon cher monsieur, beaucoup de proba* biHtés en faveur du comte; mais je ne vois qu'une seule preuve bien convaincante de la friponnerie de memieurs du troisième étage ^ c'est l'alibi du nommé Aubriot, suppoêes que cet alibi soit prouvé. S'il eel avéré qu' Aubriot était parfumé de mercure )e jour même qu'il prétend avoir aidé à faire les sacs, il est clair que M» Aubriot est un vilain débauché et un faux témoin. Or, un faux témoin reconnu dévoile bientôt

sont pas dépourvues de mérite, entre autres VHeurewe erreur, les Méprises par ressemblance, et les Deux Frères, où Ton trouve un dialogue spirituel et des situations intéressantes. * Ministre du roi de Sttdalgne»

toute la friponnerie. Il est bien essentiel de savoir si cet Aubriot a pu sortir le 23 septembre.

J'aurai grand besoin d*ayoir le mémoire de cet avocat Patelin nommé Déville ; je prends ^ette afiaire à cœur. Il pourrait bien paraître, dans quelques jours, une nouvelle édition des Probabilités^ extrêmement augmentée; mais il me faut le mémoire de Déville.

Comment pourrai-je vous faire parvenir une édition des Systèmes et des Cabales ', avec des notes fort in^ tructives pour la jeunesse? Mille respects à madame Dix-Neuf-Ans.

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