‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 217 sur 405 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

Î7 fétrier.

Deprofundis, Avec la fièvre double tierce, une tou^ convulsive, la goutte et une strangurie^ je ne perdrai

pas des momenls précieux avec ce polisson de Yalade ; je les emploierai à dire à mon cher ange que je Taimerai jusqu'au tombeau, dont je suis assez près.

Je lui envoie ma déclaration sur le procès de M. de Morangiès, et ma réponse à cet avocat Lacroix ' , qui fait je ne sais quel Spectateur. Je suis devenu par une singulière fatalité partie dans cette affaire. Je^e défendSy et je crois me défendre en honnête homme et en homme modéré. Ce travail a pu augmenter ma maladie ; mais il valait mieux mourir que de ne se pas justifier. J*embrasse mes anges, mort ou vif.

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