‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 225 sur 405 · A M. LE MARÉCHAL DUC DE RICHELIEU · texte numérisé non relu

A M. LE MARÉCHAL DUC DE RICHELIEU

Ferney, 15 mai.

Je ne cesse, monseigneur, de vous importuner. 11 ne faut pas excéder son héros; mais vous avez eu la bonté de promettre votre protection à ma colonie ipour la faire payer de ce qu'elle a fourni au roi, il y a environ trois ans; un mot suffirait pour obtenir ce payement du trésorier des Menus.

Vous avez bien voulu aussi flatter nos artistes de Tespérance de travailler pour vous. Ils demandent vos ordres : vous poutez être sûr que vous serez content de leurs ouvrages.

Quant à Pandore^ je n'ose renouveler mes supplications.

Je suis toujours prêt, mort ou vif, à venir au rendez* vous que vous aVez bien voulu me donner. Si j'arrive éû vie, j'arriverai sourd et aveugle, boiteux, impotent, ;pouvant à peine parler; mais tout cela n'y fait

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rien; j*aurai le bonheur de \roii8 entreyoir, d'eo* tendre une partie de ce que vous me direz, de tous renouveler mon hommage et mon tendre respect.

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