A M. LE CHEVALIER DE USUR
A Ferney, SI iTril.
Tenez, monsieur, Usez, je vous en prie, Texlfail de la lettre du comte de Schowalow, Toncle, et jugez si Attila et Totila n'ont pas fait de jolis vers français. Je suis piqué et j'aime à faire connaître la vérité. L'épUré du Russe me parait très-supérieure à celle du Welche, quoiqu'il y ait dans cette dernière des "vers très-heureux. Ce jeune comte de Schowalow, aussi bon législateur que bon poète, est un prodige très-singulier. • Puis-je enfin vous dire, Quia vidisiî\ Thoma, credi- Sislif Je vous demande très-vivement votre protection pour Pégase et pour le vieillard. C'est une chose infâme qu'il soit permis à un gueux d'athée, à un petit abbé Sabatier, de reprocher l'irréligion à tous les honnêtes gens. Voici donc le règne de l'hypocrisie qui recommenci^: il ne manquait plus que cela auxWelches.
Je vous demande en grâce, quand vous me ferez l'honneur de m'écrire, d'envoyer vos lettres à Marin, et non pas à la poste.
Je compte que mes dernières lettres ont été pour madame Du Deffant, comme pour vous. A peine puis-je écrire et même dicter. Je suis accablé non-seulement de vieillesse, mais de maladies, et de travaux et d'affaires. Je n'ai pas un moment à moi; mais je suis bien sensible à ceux que vous avez la bonté de me donner. — V.
DE VOLTAIRE (t774>. 347