‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 281 sur 405 · À M. VASSEUER · texte numérisé non relu

À M. VASSEUER

Le vieux malade recommande aux bontés de M. Vasselier les lettres ci-jointes.

Il lui envoie aussi une botte de la colonie pour Dijon.

Si M. Yasselier trouve la moindre difficulté, il nous renverrait la botte.

Il est bien étonnant que le parlement de Paris commence par faire des remontrances au roi qui l'a ressuscité. C'est comme si Lazare avait fait des reproches à Jésus-Christ.

874, — A M. LE MARQUIS DE TfflBOUVILLK.

... décembre.

Mon cher marquis, je vous suis bien obligé de me

DK VOLTAIRE (1774). 389

donner de yos nouvelles et de celles de madame d'Argental; elles m'intéressent plus que Henri IV chez Michaut, ou à la Comédie-ItaliennCy ou chez Nicolet.

Je comptais en effet venir vous voir au printemps, vous et Henri IV. Quand par hasard j'ai un moment de santé, je suis prêt à faire cent lieues; mais, le moment d'après, je retombe dans mon néant. Je suis comme ces autres vieillards, qui s'imaginent quelquefois les matins être en état de se marier, et qui le lendemain envoient chercher leur notaire pour faire leur testament.

Je vous souhaite longues et heureuses années qui ne sont plus faites pour moi. S'il était vrai que le roi fût venu au parlement le 30 du mois, comme on le dit dans nos déserts, vous me feriez plaisir de me l'ap* prendre.

Mandez-moi aussi si l'artiste qui a fait votre chaîne de montre, doit envoyer son correspondant chez le banquier Tourton ou chez Mi Germain.

Je vous embrasse de tout mon cœur.

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