A MADAME DE BEAUHARNAIS
Quoique VOUS TmeZy madame, parmi lesWelches, TOtre esprit sait être raisonnable; tous avez des talents et des grâces modestes, et avec cela un cœur naïf qui ne damne personne. Il faut bien croire aux miracles et se soumettre à un Dieu; je ne m'aviserai point de dire auquel; mais je dirai, madame, que ce Dieu m*a été prouvé trop tard, et que les bontés dont vous m'honorez m'inspirent autant de regrets que de reconnaissance.
A qaoi peut-on servir sur la fin de sa vie?
Ahl croyez-moi, choisissez mieux;
Toujours un vieil aveugle ennuie:
C'est un aveugle enfant qu'il faut à vos beaux yeux'.
FonteneUe, lorsque vous ne songiez pas même à naître, s'écriait en voyant une jolie femme : Ah ! ti je n'avais que quatre-vingts ans! Les années d'aujourd'hui pèsent bien plus. Que n'ai-je, du moins comme Titon, le bonheur de les avoir précipitées pour vous! Je mets aux pieds de la belle muse française l'hommage très-respectueux, madame, du vieux malade. Y.
A Femey, %A man.
Puisque vous m'avez permis, monsieur, de vous adresser des paquets, en voici un que je mets sous votre protection, en cas que vous en soyez content :
> Dans les Poésies légères^ ce quatrain est adressé à madame de Brlonne.
Dfi VOLTAIRE (1776). 413
c*est un mémoire des syndics des États de Gex pour M. le contrôleur général. Ce ministre daigna le demander, il y a quelques jours ^ à M. Dupuits^ lieutenantcolonely à qui j*ai eu le bonheur de donner mademoiselle Ck)rneil1e en mariage, et qui est mon voisin dcms ces déserts que nous cultivons tous deux.
Peut-être le mémoire est-il un peu long; mais il deviendra court et n*ennuiera pas quand vous voudrez bien en rendre compte. Peut-être aussi M. Turgot voudra bien le lire lui-même.
Je crains de vous fatiguer d'une longue lettre; je sais combien vos moments sont précieux.
J'ai rhonneur d'être, avec toute la reconnaissance que je dois à vos bontés, monsieur, votre» etc.