‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 318 sur 405 · A FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

A FRÉDÉRIC

Sire, je mets à vos pieds Tinnôcence, la sagesse, la bravoure modeste, condamnées par dlnfâmes Welches et protégées par le héros de TEurope. Je ne sai$ pas quel jour Morival pourra se présenter devant Votre Majesté, mais je sais que ce jour sera le plus heureux de sa vie. La mienne finira dans la félicité et dans la reconnaissance, puisqu'elle est honorée de vos bontés. Daignez me les continuer, sire, jusqu'à mon dernier moment, et agréez le profond respect, le tendre attachement, l'admiration constante qui attachent le vieillard de Ferney au trône de Potsdam.

Page 1