‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 362 sur 405 · A MADAME DE SAINT-JUUEN · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINT-JUUEN

Feniéy, 9 jaillet.

Vous êtes toujours, madame, notre patronne et notre protectrice. Je vous écris de ma fail)le main pour vouç en remercier, tandis que tout Ferney est à la comédie. Je ressemble aux loyaux amants qui renonçaient aux fêtes de la cour pour s'occuper en secret de la dame de leurs pensées.

Je crois que Saint-Géran ne s'est pas arrangé avec Le Kain; ainsi je ne suis pas tant le rival de la reine qu'on le croit. Yous sentez bien à quel point je dois être flatté de l'odcasion que vous me donnez d'écrire à madame la princesse d'Hénin ; mais vous sentez aussi combien je dois être embarrassé : il y a bien long-?

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MApt %w î'ù renooeé aux cours, ei je o'«n ai jaai)ds

8tt la liogaga. Jatei ma lettre daoi le feU aï elle D*e3l

paabian.

Je BuiapluB près de faire le yoyage de rautrernoode que celui de VeraaiUee» et alors» madame» ce eerm tous seule que je regretterai.

Cousenree-moi vos bontés en cette Tie. Si M. le oomte de MaUlebois a*est pas encore parti pour wa armée» puis-je Vous supplier de lui dire» en passant, eombien nous nous intéressons ici à cette armée-là T Nous avons proclamé maréchal de France celui qui la eommande.

Tout Ferney vous crie : Vive fwire patr9nne !

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