‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 364 sur 405 · A M. MARIN · texte numérisé non relu

A M. MARIN

28 JBUld.

J'ai vu, monsieur, dans ma retraite un homme fort

* L*ép!tre à Turgot, après sa disgrâce.

DE VOLTAIRK (1776). SOI

éloquent, fort savant et fort aimable. Je D*ai donc point été étonné qu'il ait eu beaucoup d*ennemis; ce qui m'étonne, c'est qu'il ne les ait pas encore réduits au silence. Ma satisfaction aurait été complète si vous aviez pu être du voyage. Je ne cherche actuellement que des consolations. J'espère que le fameux cocher Gilbert m'en fournira. Ce serait un assez beau moment que celui où cet honnête homme nous découvrirait tout le mystère de la sainte société des Yérons et des Dujonquay. Cela pourrait apprendre aux avocats à naoins prodiguer leurs figures de rhétorique et leurs injures.

Adieu, monsieur, je vous souhaite la paix de Tàme que tout le monde cherche dans la retraite, et qu'on y trouve très-rarement. Mes sincères compliments, je vous prie, au voyageur, qui doit être actuellement dans votre voisinage. -

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