A M. DE VILLETTE
Paris, .....
J'étais au désespoir, je Tavoue ; je me croyais méprisé et avili par les amis les plus respectables. La constance de leurs bontés guérit la blessure horrible de mon cœur, et m'empêche de mourir de chagrin'plus que de mon vomissement de sang. Que j'aie la consolation de vous voir avant que vous sortiez!
Je vous l'avais bien dit, mon cher sauveur, que mon vomissement de sang n'était qu'un des symptômes de ma maladie. Le fond est une strangurie opiniâtre, accompagnée dune ^ invincible. C'est ce qui me
fait enfler les piadis« et qui me fait craindre une hydropisie par laquelle je finirai; car il faut finir. Comptez que je mourrai tronchinien.
1063. — AU MÊME
(D'une écritore tremblée.)
Votre vieux malade a la fièvre. Son corps glorieux a les jambes fort enflées et parsemées de taches rouges. Il voulait ce matin se transporter au temple d'Ësculape; il ne le peut.
* Ce billet est écrit le lendemain da jour où Voltaire s'était fâché contre lui, M. d'Argental et M. de Thibouvilie, à cause des changements faits dans Irène pendant sa maladie. — * Mot illisible.
1064. — AU MÊME K
Le patient de la rue de Beaune a eu toute la nuit et a encore des convulsions d'une toux violente. Il a vomi fit ^Im\€^ trois fois du sang. Il demande pardon de donner tant u %c AMmi de peine pour un cadavre.
* A ce billet est collée, avec deux pains à cacheter, une carte à Joaer où on lit, de la main de Voltaire :
Non eeddit.
Puem mitto. Non in tolo pane TÎTit bomo , led in omni Terbo qjnod oritar ci on Tronohin. —T.