S4. — A M. BORDES
13 juillet.
Je trouve, mon cher confrère, vos critiques trèsjustes*.
Failes-vou8 un ami propre à vous censurer.
Je vous remercie autant que je vous aime. Que dites-vous de La Beaumelle? Est-ce ainsi, bon Dieu, que sont faits les gens de lettres ! Voilà mes ennemis, depuis l'abbé Desfontaines.
VouM y consentez tous me paraît nécessaire, et a été très-bien reçu, ainsi que tout le V* acte.
Continuez-moi vos bontés.
17 jmUct.
Je crois que M. de Courteilles est à la campagne; pardonnez-moi si je vous adresse ce paquet pour Le Kain.
J'écris donc à M. d'Aguesseau, puisque vous l'ordonnez.
L'affaire de La Beaumelle est grave; c'est un monstre. Lavaisse le père a été assez affligé qu'il ait séduit sa fille. Il est l'éditeur des lettres affreuses imprimées
> CeUe lettre était accompagnée de eorreetions pour les Scyiket»
DE YOLTAIRK (1767). HZ
SOUS mon nom. Mais comment souffre4*on qu*il traite Louis XIV, le Régent et le duc de Bourbon d'empoi^ sonneurs? Comment au moins ne lui impose-t-on pas silence? Ah! mon cher ange, qu*il y a des gens de lettres indignes de ce noml Cela empoisonne la fin de ma Tie.