‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 81 sur 405 · A M. DE bORDES · texte numérisé non relu

A M. DE bORDES

liloil fthdf eotiMrei miUM daiil tâtre bibliothèque le petii li¥ré que J*iLi rhoûneui* de touft envoyer ; il est) diWd| de raiiteui* du Ompèi^ë Maihiêk,

Cotntnenk puis-je fUre pai^enir à délie dame eon J\mt M dtta et Bon // »êi amps d» parler!

I*el été bien coûtent de M. le comte de Colgny ; il y a peu de gens de son eâpèee et de eon ftge aussi aimablee et aussi instruitSi

Adiett} le pauvre malade n*a que le temps de tous dire combien il tous aime.

On doit la connaissance des deux lettres suivaiites & uh de ÏM plus célèbres étriralns^ madatbe G. Sand. feUe y ajouté quelques lignes qui Suppléent bieâ heureusetnettt à une note de l'éditeur.

a Bfa grand^mère (Aurore de Saxe^ comtesse de tlom) se « troura réduite à une petite pension de la dauphine, qui même « manqua tout à coup un beau jour. Ce fut à cette occasion « qu'elle écrivit & Voltaire^ et qu'il lui répondit une lettre char^ « mante^ dont elle se senit auprès de laduchesse de Choiseul. »

A M. INS VOLTAIRB.

C'est au chantre de Fontenoi que la fille du maréchal de Saxe s'adresse pour'obtenir du pain. J'ai été reconnue;

DE VOLTAIRE (1761). t47

tnadame la dauphine a pris loin da mon éducation après la mort de mon père. Cette princesse m'a retirée de Saint- Cyr pour me marier à Mé de Honii chevalier de Saint-Louis et capitaine au régiment de Royal-Bavière. Pour ma dot, elle a obtenu la lieutenance de roi de Schelestadt. Mon mari, en arrivant dans cette place, au milieu des fêtes qu^on nous 7 donnait, est mort subitement. t)epuis, la mort m*a enlevé mes t>rotecteurs, M. le dauphin et madame la daut)hine.

Fbntenoi, Haucoux, Laivfelt sont oubliés, h suis délaissée. J'ai pensé que celui qui a immortalisé les victoires du père» s'intéresserait aux malheurs de la fille. C'est à lui qu*il appartient d'adopter les enfanUi du héros et d'être mon soutien, comme il est celui de la fille du grand Cor^ neille. Avec cette éloquence que vous avez consacrée à plaider la cause des malheureux, vous ferez retentir dans tous les coeurs le cri de la pitié, et vous acquerrez autant de droits sur ma reconnaissance que vous en avez déjà sur mon respect et sur mon admiration pour vos talents sublimes.

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