‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 82 sur 405 · MM. - A MADAME DE ËORN · texte numérisé non relu

MM. - A MADAME DE ËORN

An château de Ferney, Il septembre.

Madame I

i*irai bientôt rejoindre le héros votre père^ et je lui apprendrai avec indignation Tétat où est la fille. J*ai eu rhoDoeur de vivre beaucoup aVec lui) il daignait avoir de la bonté pour mrâ. G*est un dea malheurs qui m*accablent dans ma vieilleeee^ de voir que la fille du héros de la France n*est pas heureuse en France* Si j*étai8 à votre place^ jlraia me présenter à madame la duchesse de Ghoiseul. Mon nom me ferait ouvrir les

portes à deux battantS| et madame la duchesse de Choiseul, dont Tàme est juste, noble et bienfaisante, ne laisserait pas passer une telle occasion de faire du bien. C'est le meilleur conseil que je puisse vous donner, et je suis sûr du succès quand vous parlerez. Vous m*aTez fait, sans doute, trop d*honneur, madame, quand vous avez pensé qu*un vieillard moribond, persécuté et retiré du monde, serait assez heureux pour servir la fille de M. le maréchal de Saxe. Mais vous m*avez rendu justice, en ne doutant pas du vif intérêt que je dois prendre à la fille d*un si grand homme.

J*ai rhonneur d*étre ayec respect, madame, votre très-humble et très-obéissant serviteur,

YOLTilBS, GentilhoDune ordinaire da la chambre do r^.

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