‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 83 sur 405 · A MADAME DE SAINT-JUUEN · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINT-JUUEN

Femej, !t iqiteiiibre.

Daignez-vous, madame, vous souvenir de ce yieux solitaire qui prenait la liberté de vous appeler son papillon philosophe? Vous souvenez- vous encore que vous lui parlâtes d*un musicien que vous protégiez beaucoup, et dont vous disiez des choses merveilleuses? Continuez-vous aie protéger, et fait-il toujours de bonne musique? Faites-moi la grâce, madame, de répondre à cette question. Faites-moi encore une autre grâce, c'est de me garder le plus profond secret : le joli papillon pourrait bien le laisser échapper, mais la philosophe le gardera.

J*ignore, madame, ce que vous faites et où tous êtes, si vous tirez des perdrix ou si vous faites mieux.

Avez-vous un fusil à la main ou une flèche de Tamour? Quelque train de vie que vous ayez pris , je m^intéresserai toujours à vous avec le plus sincère respect et rattachement que vous inspirez à quiconque a eu le bonheur de vous connaître.

Le malade Y.

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