‹ Lettres inédites des FeuquièresChapitre 11 sur 50 · X. de Pas · texte numérisé non relu

X. de Pas

DE LA MÊME AU MEME

A Pau, le 29 février 1673.

J'ay beaucoup d'impatience de recevoir de vos nouvelles, mon cher papa ; il y a bien longtemps que je n'en ay reçu ; j'ay bien peur que vous ne soyez malade. Ma tante fut purgée hier ; je croy que cela luy aura fait bien du bien ; j'avois grand' peur qu'elle ne fût malade, car elle a eu six ou sept jours durant la fièvre toutes les après-dîners. On dit que

quières et d'Anne-Louise de Gramont. Ayant perdu sa mère de bonne heure, elle fut élevée par Madame la marquise de Saint-Chamond , sa tante , près de laquelle elle demeura jusqu'à son mariage avec Gabriel-Ignace de la Vie, maître des requêtes. Morte en 1692.

* Charlotte-Catherine de Gramont, fille d'Antoine de Gramont II , sœur de Madame la marquise de Feuquières et de Madame la marquise deSaint-Chamond, abbesse de Saint-Ausony d'Angoulême, et ensuite de Notre-Dâme-de-Ronceray d'Angers. Morte en 1714.

* M. de Rébenac.

Madame la première présidente s'en ira bientost à Bordeaux; on croit que c'est à cause de Madame sa belle-mère; elle ne vient presque jamais voir ma tante. On dit que c'est une femme fort froide, qui aime beaucoup àestre chez elle; elle aime fortle jeu, et elle joue tous les jours, quoyque l'on soit en caresme. Adieu, mon cher papa, nous avons été quester hier, pour le prédicateur, ma sœur et moy . J'ay oublié de vous dire qu'il s'est brûlé deux maisons tout proche du chasteau ; j'avois grand'peur que le feu ne s'y prit. Ma tante de Saint-Auzony m'a chargé de vous faire mille complimens de sa part.

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