X. de Pas
P. S. Ma tante de Saint-Ausony m'a chargée de vous faire ses baise-mains.
DE LA MÊME AU MEME
A Séméac, le 24 avril 1673.
J'ay reçu vostre dernière lettre du 1 5 mars, mon cher papa, par où vous me faites des reproches de ce que je ne vous ay pas escrit; je l'ay pourtant fait tous les mois, mais il faut que mes lettres se soient perdues, comme il y a si loin d'icy où vous estes. Ma tante m'a envoyée icy avec ma tante Saint-Ausony qui s'est trouvée fort mal ; depuis qu'elle y est, elle a eu un fort grand mal de tète. Pour ma tante, elle se porte assez bien ; elle prend du lait d'ânesse, et elle a voulu que j'en prisse aussy pour me rafraîchir. J'ay eu un fort grand rhume et ma sœur aussy ; mais présentement nous sommes guéries. Vous me mandez que je vous envoyé ma mesure ; je Fay fait par la dernière lettre que je vous ay escrite; vous voyez bien qu'il faut que vous ne les ayez pas reçues. Vous me dites que je ne vous escris pas tout ce que je pense; vous pouvez pourtant estre persuadé que je le fais, et, quoyque je montre mes lettres à ma tante, cela n'empesche pas. Adieu, mon cher papa, il n'y a aucunes nouvelles à vous mander. Conservez-moy, je vous prie, vostre amitié. Ma tante Saint-Ausony m'a dit de vous dire qu'elle vous baisoit mille fois les mains, et qu'elle ne pou-
voit pas vous escrire, parce qu'elle esloit malade , mais que ? plus elle l'estoit, plus elle se resjouissoit de ce que vous vous portiez bien,