‹ Lettres, instructions et mâemoires de Colbert, publiâes d'apráes les ordres de l'empereur, sur la proposition de Son Excellence M. Magne, ministre secrâetaire d'etat des financesChapitre 206 sur 246 · III. — fl* /i · texte numérisé non relu

III. — fl* /i

67/i APPENDICE.

1 8*. Les habilansdes ides ont toute liberty pour aller ou bon leur samMera, poanru qoe ce soil avec ies Francis. Je n^ay refus^ aucon cofig6 ^ ceux qui m^en ont demands. MM. les goUYenieurs avoient peine d'y consenlir; mais enfin il n'y aura plus de difiBcult^.

1 9**. J^ay 6cni^ au sujet de MM. les gonvemeurs , que j^avois re^ des plaintes des habitans des ides ou iis commandent, lesquelles je vous ay envoyto, suivant Tordre que j*en ay re^u de Sa Majest^. De ce nombre soot M. de Saint-Laurent, M. Du Bois et M. de Gandiy. Mais je ne noe suis jamais plaint d^eux k mon ^gard, ni mesme de M. Du Lion , ear les uns et les autres sont trop prodens pour m'en donner aucun sujet , outre que Sa Majesty me donne asset d^autorit^ pour les empescher de rien faire oontre leur devoir. Mais , bien loin d^estre en cet estat avec eox , je crois quMis sont tons mes amis, au moins je les y oblige autant qu^il m^est possible. Ainsy je leur fais, eomme k tons, tout le bien que je puis, et je fais aussy tout ce que je puis pour eonnoislre n ce que je fais est un bien.

Vous pouvez done juger, s'il vous plaist, Monseigneur, que je ne d^ire point de changement; et, s*il en falioit faire, il faudroit commencer par moy, en me tirent d'icy oomme le plus imparfait de tons. Ce que je dis n^est pas une fausse humility ; je ne puis mentir en me donnant Thonneur de vous ^crire. 11 est vray que je me connois un des moindres sujels qui ayent Thonneur de serle Roy, et je s^is bien que vous le oonnoissei aussy, et que mesme vous compatissez k mes foiblesses, par les r^ponses que re^ivent ceux qui vous parient, et qui se plaignent souventde moy; mais comme je ne puis satisfaire tons les fous, ni tons les affam^, je suis expos^ k la censure de ceux qui prennent leur party. Quand ii vous plaira , Monseigneur, de m^interroger sur les affaires de Royer et de Surmond , desquels on vous a fort entretenu , vous verrez d j'ay est^ ^blouy de Taulorit^ comme un ^vapore , ou d j^ay rendu justice avec connoissance.

Sur ce qu'il a plu k Sa Majesty d*^crire au sujet des isles poss^^es par les Caraibes, j*ay dit 4 M. Pelisder qu'il falioit la Dominique sur toutes les autres. II en a connu Timportance et y avoit consenty; mais, apr^s avoir vu Tordre qu^il faut lenir, et la d^pense qui se doit faire pour sen rendre maistre, suivant Tavis qu il m*en a demande par ^crit , et mesme apr^ avoir examine pludeurs fois la lettre du Roy qui m^ordonne d*en prendre possesdon en son nom , sans nommer la compagnie, il a cru qu^il luy en falioit donner avis et s^voir ses sentimens avant de rien entreprendre. G'estU oi\ nous en sommes. Je vous envoye, Monseigneur, la copie de T^crit que je luy ay donn^.

(Arch, de la Mar. Carton de la Martinique, n* a. )

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