‹ Lettres, instructions et mâemoires de Colbert, publiâes d'apráes les ordres de l'empereur, sur la proposition de Son Excellence M. Magne, ministre secrâetaire d'etat des financesChapitre 238 sur 246 · III. - J* h-j · texte numérisé non relu

III. - J* h-j

occasionner des ruptures d^vanlageuses au commerce, iant avec les BailMiresques qu^avec la Porle.

ArtnementM deu Indei orientales.

he Roi sc proposa d*envoyer en 1 669 , aux Indes orieoUJes , UDe escadre de douxe vaisftoaux de /io & 5o pieces de canoo, el Don plus forts, pour quails pussent entrer dans les rivi^8,ct M. Colbert, quoique ennemi du faste et des superfluity i la mer, recommanda quails fusseni bien om^ el bien tenus, pour donner dans ce pays-l& une grande id^ de la puissance du roi.

It avail grande attention de faire partir k lempa la flotte des Indes, pour ne point perdre la saison des moussons, et sacriflait m^me k celle diligence le doublage des vaisseaux quMl croyait convenable d'aiUeurs, el le complet des ^uipages qu'il n^estimait pas absolument n^oessaire pour cette navigation , cinq ou six cents bommes lui paraissant suffisants alors pour soutenir dans ces pays-M le commerce des Fran^ais contre les Hollandais.

II faisait embarquer sur ces escadres pour un an de vivres sees, et pour plus de temps de vin et d'ean-de-vie , et faisait donner un an de solde aux ^uipages en s^engageant de faire payer Ic surplus aux femmes, veuves ou aux enfants.

II ne croyait point que ces series de voyages, qu^il senlait bien aYoir une sorte d*ulilil^ pour les officiers qui les faisaient, leur dussent servir de pretexte pour demander d^4tre avanc^s de pr^fi^ rence dans les promotions.

ArmemenU de VAmenque,

Son principal objet dans Tenvoi des escadres aux lies de TAm^rique, ^it d*en doigner les etrangers qui voulaient s^emparer de ce commerce * .

L'enlreprise sur Gorrassol (Gura^^o) ayant ^bou^ avec perte de sept vaisseaux, il prescrivit au comte d^Estr^ la mani^re d'en rendre comple.

II reconmiandait une extreme intelligence entre les commandants qui allaient aux ties et les gouvemeurs desdiles lies; mais il ne voulait point quails eussent aucune juridiction Tun sur Tantre, ni qu^en aucun cas les gouvemeurs des lies pussent commander aux vaisseaux.

II ^lait d*une extreme s^^t^ pour emp4cber que les vaisseaux du roi qui ^taient aux lies n*y poHassentet n'en rapportassent des marcbandises k fret, voulant laisser ce commerce en entier aux marrbands, el le regardant comme nuisible d'ailleurs k la navigation des vaisseaux de guerre que cela rendait trop pesants.

D^ente det cdtes.

Le Roi se proposait d*avoir toujours en mer, m^me en temps de paix, une escadre de six vaisseaux, qui croisassent depuisle Detroit jusqu^au Gonquet, et une autre k Dunkerque de six vais> seaux assei forts pour ^cbouer dans les marges basses.

11 paratt qu*en 167/i , les intendants de marine faisaient loutes les proc^ures des prises oik le roi avail int^r^l; mais il y a ^t^ d^rog^ depuis, et m^me k Tordonnance de 1698, et la procedure a ^le renvoy^e aux ofliders de Tamiraut^ ^.

Le Roi faisait donner alors caution k tous les armateurs qui voulaient armer en course, pour 4tre en ^tal de r^pondre aux alli^ de toutes les prises que ces armateurs pourraient faire mal k propos et contre les regies.

* Voir rinstraction doon^e au c^mte d'Estr^es sur la conduite qu*il doit tenir aux lies de rAm^rique pour reprendre Cayenne, attaquer Tabago, Surinam, Curacao, les rivieres de Gamble, S^rione (Sierra- Leone) et le Cap-Vert, fortifier la Marliuique el autres colonies Tran^ises, et troobier le commerce des Espagnols au Mexique.

** Ce qui a ^t^ fait sans doute pour augmenter la confiance du public dans les armements, auis qui est sujet a ineonv^nients en temps de guerre.

APPKNDICE. 739

11 «^lait d^fendu ^ tous capilaines de laisser aucune de leiirs prises dans les pays ^(rtngers , sans absolue o^cessit^.

Les HoUandais ayant fait leur paix avec l^Angleterre, et ^(ant encore en giierre avec la Fnnoe, se masquaient du pavilion anglais pour r^tablir leur commerce. Le Roi fit senb'r au roi d*Angleterre combien cette conduite elait contraire aux inl^r^is de TAngleterre m4me, et en fit confiaqoer jdusieurs, malgr^ la prdtendue r^damaiion des Anglais, ^tant evident que c'^ient des HoUandais.

M. Colbert I'efusa a un capitaioe de vaisaeau lure [d* Alger] la permission de vendre eo France les marchandises d^un vaisseau qu^il avail pris sur las Anglais, sur le fondement que le Roi n^avait jamais demand^ relraite dans le port d'Aiger pour les prises faites par lesarmateurs fran^ sur les Turcs [de Tripoli et de Sale] avec qui il 4tait eo guerre'; mais il lui fit ofirir tons les secours d(mt il pourrait avoir besoin, Tintention du Roi elant de tenir les traits fails avec Alger; mais quails ne peuvent paa pr^tendre qu'il leur soit jamais perrois de vendre dans les ports de France les prises quMIs aoraient faites sur les princes cbr^ens avec qui Sa Majesty est en paix.

En i6di , le Roi fit r^clamer des Turcs que des armateurs fran^ais avnient fait echouer sur la cAte de Portugal, et que lo roi de Portugal voulail rptenir ^ son profit.

C^est la partie ou M. Colbert donnait le plus d*attention, comme a une des prindpales ressources de TEtat; et il ne regardait presque la marine que comme un moyen de T^ndre et de le prot^ger.

Ses principes ^talent :

1** De ne point tirer de T^tranger les marchandises que la France pouvait fomnir de son cm , et de se passer des aulres autant qu*il serait possible , ou de ne les tirer que par ^change pour ^ter de faire sortir Tai^ent du royanme ;

9** D^envoyer au dehors tout le superflu des n6tres, el de mettre les Strangers dans le goilt et dans la n^cesdt^ mtoe de les tirer de France pour y faire renlrer des funds;

3* DMtablir pour cet effetbeancoup de manufactures, et d^employer tous les moyens possibles pour les faire valoir,

Non par des privileges souvent nuisibles au commerce en g^n^ral, qu^il croyait ne ponvoir laisser troplibre;

Mais par la diminution des droits d^entr^ sur les mati^res premieres que les vaisseaux fran^ais y apportaient, etpar Taugmentation des droits sur celles qui venaient par les vaisseaux Strangers;

Par la fodht^, liberty et sdret^ des chemins de terre et de mer ;

Par les fonds mtoes du roi qu*il y employait avec profusion, ne se souciant pas qu'il y perdtt dans les commencements, en vne des grands avantages qu^il en e^rait par la suite;

Par la perfection des fabriques, qu*il cherchait k porter au plus haut degre, et ou il voulait surpasser ou ^galer du moins les fabriques ^trang^res; et en g^n^l par la protection qu^ii donnait au commerce, tant en France que dans les pays Strangers, ^tablissant m4me des agents dans lescours de TEurope, aux frais du roi, uniquement pour soUidter lea afiaires des marchands.

II favorisait extrdmement les compagnies de commerce; il cherchait k les condlier et 4 les unir entre elles, pour qu^dies se servissent mutuellement; il leur 6tait toute crainte de hasarder leur principal , et faisait souvent charger le roi de la perte qu'dles ponrraient faire sur leur mise en cas qu'il y en eilt, leur assurant quelquefois cinq pour cent d'inl^rdt dans les dx premiss ann^es de leur etabhssement; mais 11 ne leur acoordait ces avantages que dans les commencements, et pour engager un commerce ou il comptait semer pour recueillir; car, lorsqu'il ^tait une fois ^tabli, non-

* Cette mati^re a^t^ bien agit^ depuis ce temps-1^ et n'a peul-^tre pas encore ^t^ bien ^clairde; il et^ rendu plusieurs r^emeols qui se contredisent, parce qu'ils sent fond^ sor des difT^^renls motifii qui envisagent tous lebien de TEtat, mus par des vues opposes. Celni de 171 1 est un des plus ^tendus , et il y a ^t^ d^rog^ depuis en plusieurs artides.

seulmnent il leur retranchait leurs privil^es, mds il ne croyait plus les |compagnie8 n^eesmrea et allies, ei souhailait que le commerce qu'elles faisaient seules se r^partlt sur tons les sujets du roi, et revlnt entre les mains de tous les n^godants en g^n^ral.

11 regardait les HoUandais comme les plus habiles n^odants et les plus dangereuz pour le oomroercede la France, et il cherchait k ruiner aulant qu'il pouvait leur commerce, ou du moins h diminuer les grands profits quails y faisaient k notre pr^udice.

11 exhortait les n^godants ^ ne se servir que de correspoodants fran^ais dans les pays Strangers, et k preferer m^e, pour cette fonction, les naturels du pays aux HoUandais.

11 voyait sans peine etablir en HoUande des droits sur Tentree des marcbandises de Prance, persuade que ces droits seraienl plus on^reux qu^utiles au commerce des Hollandais, parce quails dirainueraient le profit de leur n^goce sur le transport de ces marcbandises k Tetranger.

11 voulait, sur toutes choses, ^viler de passer par Tentremise des HoUandais pour les marcbandises de France que Ton pouvait porter k T^tranger ou en tirer, et c'^it prindpalement dans cette vue qu'il avail fail Etablir la compagniedu Nord.

II prot^geait singuli^rement le conmierce du Levant con\H les corsaires barbaresques et faisail son affaire propre d^obtenir la restitution des pillages qu'ils faisaient sur les marcbands fran- (ais; c^est dans cette vue qu'il faisait armer et croiser un si grand nombre d^escadres en LevanL

11 regardait le fret des Mtiments et le transport des marcbandises comme un objet ^galement int^ressant pour le commerce et pour la marine, et il le favorisait par toutes sortes de rooyens.

11 voulait que Ton attir^t le commerce des Strangers dans le royaume par des traitements favorables, et il prenail soin, dans cette vue, qu*on ne les inqui^tAt pas Irop par des visites fr^qnentes de douanes.

11 ne connaissait point de meiUeur moyen d'^tablir un conmierce ct de d^truire cdui des autres nations que de domier les marcbandises meilleures et k meilieur prix, persuade qn*on rebuterait par \k ceux qui en ^taient ci-devant en possession, et qu'on gagnerait au double dans la suite ce que Ton risquerait de perdre dans ies commencements.

11 conferait avec les pnncipaux n^ociants sur les inlets du commerce maritime et sur les demandes que Ton pouvait faire aux puissances ^trang^res pour le soutenir et T^lendre, etil cberchail k y (aire entrer de gros n^godants de Lyon et de Paris , en les y engageant par leurs inler4ts propres el par les expressions les plus obUgeantes.

11 savait pourtanl distinguer dans leurs avis ce qui ^tait dict^ par leur int^r^t particulier, ou par rint^l g^n^ral du commerce; et, persuade que leurs id^s ne sYtendaient jamais plus loin que leur fortune, il jugeait leurs opinions par des vues sup^rieures et savait en profiler sans s*y assujettir.

11 metlail tout en usage pour s^opposer aux ventes simul^, et pour d^uvrir les bAtiments masqu^ qui faisaient le commerr e sous la banni^re de France , persuade qu^ind^ndamment du prejudice que le commerce des Francis en recevait, cette fraude ^tait la pnndpale occasion des frequentes infractions am trait<^s de la part de4 Barbaresques*.

11 faisait accorder des gratifications par le roi k tous ceux qui faisaientconstruiredes vaisseaux , k proportion de leur port.

II pr^f^raitsouvenl, dans les armements, le service du commerce k celui du roi, et n^^tait jamais plus content que quand on iui mandait que Ton ne pouvait former les pipages des vaisseaux du roi, altendu le grand nombre de matdots qu'il y avait d*emp1oy^8 sur les marcbands, parce qu'il en concluail Taugmentation du commerce.

MAMiFACTUBES.

M. Colbert ^tait persuade qu'une des chosos qui pouvaienl le plus conlribuer^au bien du

* Voir rinslractioD donn^ k M. lo comte de La Vaaguyon , ambassadeur en Espagne , sur le commerce des Frao^ais en Espagne et aux lodes, la pluK etendae et la plus d^taill^ qa*il y ait dans toas ces registres, el qui merite d**lre lue en entier. — Cetle instniction se trouve anx Archivos de la Marine, Kr/w^rf. cone, le c<nnm. 1669-1683, fol. hak.

royamne et k celui de la marine en parlicitlier, etait I'^tablissement de manufactures qni missent la France en ^tat de se passer de celles de Tetranger, de consommer pour ses besoins toutes les mati^res i^remi^res qui s*y tronvent, de n*employer celles de T^tranger qu^au d^faul des ndtres, et de reporter m^me 4 IMtranger tant le superflu de nos mati^res premiss que celles que nous serious oblig^ de lirer d^eux, apr^ les avoir fabriqu^es dans nos manufactures, au moyen de quoi nous y gagnerions la main-d^oeuvre et 1'emploi d'nn grand nombre d^ouvriers.

Danscet esprit, il travailla A en ^tablir de toutes espkes dans le royaume, particuli^rement de celles qui pouvaient 4tre les plus utiles k la marine.

n fit ^tablir :

Gelle des armes, en Fores;

Celle du goudron, en M^doc et Provence ' ;

Gelle des Staminas, a Reims;

Gelle des forges de canons, en Nivemais et en Bourgogne;

Gelle des boulets, ancres et cries, en Daupbin^ et k Brest;

Gelle des fils de laiton et deader, en Bourgogne ;

Gelle des toiles , k Rocbefort;

Des mines de fer et de cuivre, en Dauphin^.

Et il voulait faire fouitler des mines de plomb et d'etain en Terre-Neuve.

II contribuait aux premiers frais et faisait venir k tout prix des ouvriers babiles des pays eirangers pour perfectionner ces etabtissemenls en France.

Et il donnait souvent des gratifications aux entrepreneurs , mdme k ceux qui n*avaient pas r^ussi , pour les encourager k se procurer dans la suite un meilleur succ^.

n ne regardait cependant ces manufactures que comme un moyen de former des ouvriers ct d^etablir la pratique des arts utiles au royaume ; mais , d^ quMl ^tait parvenu a ce point-14 , il diminuait ieurs privileges, et abandonnait ce commerce au public et k Tindustrie des ouvriers.

Dea colonies en general,

M. Golbert s^occupait beaucoup des colonies, et regardait comme important de les fortifier de forts et de troupes, et de meltre k la t^te des commandants et des intendants qui eussent du talent et qui fussent capables de bien prendre ieur parti dans les cas douteux.

II ne plaignait point les premiers frais d'^lablissement , persuade que TElat les regagnerait amplement dans la suite par Taugmentation du commerce.

II croyait plus convenable d^envoyer en Amerique une escadrefixe qui y demeur4t trois ans, avec un bon commissaire pour pourvoir sur leslieux k ses besoins, que d*y envoyer tons les ans des vaisseaux qui coiitaient beaucoup au roi et perdraient un temps considerable en voyages'.

II faisait faire une rude guerre aux flibustiers, qui porlaient dans ce temps-14 un grand prejudice au commerce'*.

Canada.

II se proposait de peupler le Ganada, non-seulement d'ouvriers de toute esp^e, mais d^habitants qui s^y ^tabUssent, ety fit passer, pour cet efiet, des filles etdes gar^ns au-dessous de trente ans (plus de filles que de gardens) , k qui Ton donna des terres k cultiver.

* Ce parti, qni peat avoir ses avantages , est snjet k bien des inconv^nients, qui ont apparemmenl empdcbd qu*il n'ait iik suivi depuis. Getle navigalioo, d^ailleurs, forme des matelote au roi, et les retours fr^qaents eonserveot Ieur sant^ et diminuent la crainte qa*il8 auraient de ces voyages pour un plus lonp: temps ^

^ 11 sut aussi en lirer de grands serviees en maintes occasions.

' Les manuscrits portent : Dauphin^. laisser les vaisseaux plus d'un an dans les mers

' Colbert avait lui-m^me renonc^ d^ i673 a des lies. — Voir Cotoniw, piece n" 69, pago 566.

Le commerce y avait et^ ci-^tevani fait par des eompagnies ; il ie fit rendre libre.

\\ comptait ea tirer des bois de coostruction, y faire construire des forges, y ^tablir ime marine et y faire bAtir des vaisseaux tous les ans; il comptait aussi y ^tablir des manufactures, entre autres depotasse, esp^ de terre propre aux teinturiers, et y faire foeiiler des mines de plomb et d'^tain.

llet de l*Ameriqw,

On ne pent rien voir do mieux sur cette mati^ que Tinstruction que M. Colbert donna au comle de Blenac, envoye gouverneur et lieutenant general aux lies de TAm^rique.

Mais ii lui recommanda quelque temps apr^ de ne point prendre le m4me rang de lieutenant general sur mer que sur terre, de n'en point porter le pavilion , de n*y pr^tendre aucun commanderaent, et de se tenir subordonn<$ au comte d^Estr^es, vice-amiral , m4me pour ce qui regarde la terre '•

PORTS, RADBS ET BAYRBS.

En 1669, la ville de Toulon ^tait cbarg^ du curage du port, et it la mena^a de hii 6ter ses octrois, si elte n^y faisait travailler.

MaL<t il sentait d^ ce temps-la Tinconv^nient des vers dans la darse neuve, et cherchait les moyens de Ten pr^rver.

II avait fort k coeur Tetablissement du port de Dimkerque, dont it sentait toute Timportance.

En 1680 , il projeta de foire fidre k Port-Vendres un port qui pi^t coutenir tontes les galores et quelques vaisseaux de ho k 5o canons.

CARTES IT PLAKS.

M. Colbert se proposait de faire lever secr^tement des plans de tous les ports, c6tes el rades, non-seulement du royaume, mais de tous les lieux oii les escadres fran^ises abordaient, et d'embarquer pour cet effet un ing^nieur habile sur chaque escadre.

On peut voir les instructions qu^il avait donnto sur cela k M. Amoul , intendant k Toulon ; aux sieurs Pennes, ing^nieur; Cogolin et Chevalier, capitaines de vaisseau; au sieur Pasquaine, ing^ieur, et au sieur de Comb», envoy^ ing^nieur aux ties de TAm^rique.

(Arch, de la Mar. Mss. •— Bibl. Imp. Mss. S. P. 1 1,395. — Eugene Sue, Hiatoire de la marine^ I, 988 a 34o.)

' Voir CoUmiee, pidce n° 96.

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