INTRODUCTION (ANNEXES
Vous jugez ays^ment avec quelle impatience j'atlends de vos nouvelies, inai» vous ne pouvez comprendre ii quel point va celle du Roy, qui ne croit pas qu il soit possible que les ennemis puissent ^chapper sans combattre. Vous devez estre informe que le prince d'Orange a envoy^ ordre k Killegrew, qui commande dix vaisseaux qui estoient destin^ pour la M^iterran^ , et les Estats g^n^raux k Allemonde, qui en commande huit des leurs, de revenir incessamment en ces mers pour joindre leur flotte.
Ainsy, en cas que , contre ioutes sortes d*apparences , le malheur voulust que vous ne battissiez pas la flotte ennemie, il faudra que vous vous opposiez k cette jonction.
(Arch, de la Mar. Dip^hu de la mtar. d$ PoiunU, 1690, fol AS.)
v.— A TOURVILLE.
Yertailles, 19 juillet 1690.
Je VOUS fais compliment de bon coeur du succ^ que vous venez d'avoir dans le combat que vous avez donn^ ^
II n'est pas aussy complet que si vous aviez eu le vent, mais, de la mani^ dont Pimon m'a parl^, j'ay lieu d'esp^rer que la perseverance avec laqnelle vous poursuivez les ennemis vous donnera un avantage plus grand que celuy de la premiere joumee. Dieu le veuille, et pour vous et pour le bien de TEstatt
Vous s^vez depuis longtemps combien je m'int^resse k tout ce qui vous regarde et combien vous devez compter sur ma solide amiti^; je me remets pour le reste aux ordres du Roy que vous verrez dans sa lettre , k quoy je ne puis ajouter que la mesme chose sur ce qui regarde la n^cessit^ de tenir la mer, et vous dire que, si vous ne pouviez la tenir qu'en vous exposant a perdre quelques vaisseaux , il vaudroit mieux le faire que de vous retirer.
Je compte que vous suivrez exactement les intentions du Roy sur ce sujet, et que vous nous donnerez encore dans ceite campagne des occasions de joye et de faire valoir vos services.
Vous s^vez combien je desire ardemment tout ce qui pent estre de vostre satisfaction et combien je suis v^ritablement a vous.
( Areb. de la Mar. D^ke$ d« la mar. deP&mnU, 1690 , foL 69. )
' Deux jours apr^, Seignelay annon^t dans lee termes suivaats cette vicloire au comte de Lauzun :
(t Vous serez bien ayse d^appreudre la nouvelle de la vicloire que Tarm^ oavale du Roy irient de remporter sur les flotles d'Aogieterre el de Holiaude. Les ennemis ont perdu en celte occasion trois de leurs vaisseaux, qui onl este bn^i^ et coul^ bas. lis en ont eu qualorae ou quinze autres de demastes de tous masts et qui
auroienl est^ pris sans le jusanl, qui a empe»che les vaisseaux du Roy de les aborder. . .
trNousavons encore appris que les Hollandois se sonl Ir^bien baltus et quails se sont comporles en braves gens en cette occasion , mais que la plupart des Anglois n'en oni pas fail de mesme, ayanl tenu le vent, el surtout Herbert, qui ne s'est jamais presenle que devant les plus pelits vaisseaux de Tarm^ du Roy. . . " (D^. de la mar. de Ponant, fol. 89.)
LE MARQUIS DE SEIGNELAY. xlvii