‹ Lettres, instructions et mâemoires de Colbert, publiâes d'apráes les ordres de l'empereur, sur la proposition de Son Excellence M. Magne, ministre secrâetaire d'etat des financesChapitre 75 sur 246 · VOYAGES DE HOLLANDE ET DANGLETERRE · texte numérisé non relu

VOYAGES DE HOLLANDE ET DANGLETERRE

Poor cet effet, je m^mformeray soigneusement et feray des m^oires de raa main:

Da nombre des vaisseaux de guerre qu'ils ont dans leur porfs el a la mer; de ieurs Doms, leur port et la cpiantit^ des can<Hi8;

S'ils metlent Ieurs sabords aussy ou plus proche Tun de Tautre que nous ; la mani^ dont lis les disposent;

CcMobien de canons de fer ils mettent sur chaque bord, combien de canons de fonte; oo ib prennent Ieurs canons de fer;

Le gabarit de leiirs vaisseaux ;

La mani^re de Ieurs constructions;

La diS&'ence qu'il y a entre Ieurs vaisseaux et les nostres , afin de reniai*quer les d6fauts pour les ^viler, et chercher ce qu ils ont de meiUeur pour le suivre; tascher d'avoir un devis exact de toute la construction du vaisseau et de toules les pi^s qui y entrent, depuis la quille jusqu*au baston du pavilion ; voir de quelle mani^re ils dievilient les bordages; en quels lieux ils metlent du fer ou du bois; de qud bois ils se servent.

Tascher de s^avoir les raisons qu'iis ont pour la construction de Ieurs vaisseaux; quels avantages ils tirent de les faire plus k plate varangue que nous, et quels d^vantages il y a; les inconvdniens qui nous arriveroient, en cas de guerre, d'avoir des vaisseaux plus taiH^ qu'eux, et qui, par cons^ent, prennent plus d'eau.

Examine 8*ils ae servent de gderies, ou non , et les raisons qu'iis ont pour ne s'en point servir.

Voir si Ieurs vaisseaux sont plus diarg^ d'oeuvres mortes et plus envolmn^ que les nostres , ou s'ils sont phis fr^at^.

S^voir Topinion qu*ils ont de la marine de France; en tirer Ieurs sentimens tantsur les forces du roy que sur les mani^res de constructions, sur la bontd des officiers et des Equipages, et gdn^alement sm* tout ce qui regarde nostre marme.

Sgavoir le nombre des Equipages qu'ils mettent sur chaque vaisseau; combien dc matriott; eombioi de scMats; combien d'oflSciers mariniers; Ieurs noms; combien de hauls officiers.

Si je pouvois trouver qudque habile eapitaine ou has offider, il faudroit tirer de luy les noms de tons les capitaines, lieutenans, etc. leur mdrite particulier et Testime qu'ils ont dans leur corps; Ieurs fonctions, tant en guerre qu'en paix, en gros temps et en calme; les fonctions des officiers mariniers, et comment ils sont dispose sur chaque bord, tant en gros temps qu'en calme; ce qu'ils observent pour la manoeuvre du canon et du pilotage, et pour toules les autres manoeuvres du vaisseau; quds officiers ils ont pour cela; les fonctions des grands officiers, comme amiraux, vice-amiraux, contreamiraux et chefs d'escadre , s ils en ont. Enfln s^voir g^^alement toules les fonctions desdits officiers, depuis Tamiral jusqu aux mousses de chaque vaisseau.

S^avoir lout ce qu'ils observent depuis que la Ironche du vaisseau est achev^ pour le master, Tagr^, Tanner et lester, le sortir des ports, ie mettre en rade, le gouvemer dans le calme etdans le gros temps, et dans le temps du combat.

S^voir s*ils ont des majors et aydes-majors, et quelle est leur fonelion. •

Examiner el faire une description exacte de toules les diffi^rentes series de bastimens dont ils se servent dans les ports et dans la navigation, tant pour la marchandise que pour la guerre.

Observer et faire dessiner les machines dont ils se servent pour le curem^dt de Ieurs ports;

Lordre qu'iis tiennenl pour le ddleslage, et les lieux destines pour jeter le lest;

Tous les ouvrages «t digues pour garantir leur pays des inondations, ensemble tous les ouvrages qui se font pour leurs ports; la mani^re dont ils ont basty leurs ni6les; comme ils ont mis leurs vaisseaux k couvert du venl. Faire faire les dessins et la description, et voir les effets que chaque ouvrage a produits.

Comme la propret^ d'un vaisseau et le soin qu on prend de le nettoyer est extrtoement considerable et capable de conserver ledit vaisseau beaueoup plus longtemps, il faut observer ce qu'ils font pour tenir leurs vaisseaux propreset en bon estat; combien de fois ils les grattent et goudronnent, combien de fois et comment ils les calfatent; la mani^ dont ils car^nent , et s'iis ont des formes on non.

Examiner avec une fort grande application tout ce qui se passe dans leurs magasins, lordre qu'ils tiennent pour Tentr^e et la sortie des marchandises, et la mani^ dont elles sont rang^ ;

Tout ce qui se fait pour les constructions el radoubs des vaisseaux, depuis que la quille est pos^e , jusqu'^ ce que le vaisseau soit k la mer. Comment ils achMent lairs bois, les lieux d'oii ils les font venir, combien ils en ont dans leurs magasins, comment ils sont rang^ , toutes les machines qu'ils ont pour la facility de leurs constructions et de leurs radodlw.

S^voir s'ib font leurs constructions h pnx fait ou ^ joum^. Si h prix fait, combien ils donnent de chaque vaisseau, soit en foumissant le bois par eux, soit par le charpentier. Si h joum^, examiner bien particuli^rement de quelle sorte les ouvriers travaillent, h qudle faeure ils entrent et sortent des ateliers; qui en tient les r61es, qui les paye , le prix de leur joum^ , et g^n^ralement tout ce qui se pratique pour la bonne police, r^nomie et le bon mesnage.

Examiner la quantity et quality des marchandises qui sont dans les magasins , comme fer, ancres, chanvres, goudrons, masts, canons de fer et de fonte; en s^voir les prix an juste. S^voir d'od et de quelle mani^re ils les font venir pour les avoir k bon compte, et g^^ralement tout ce qui se pratique pour avoir le tout bon et k bon prix.

D faut s^avoir aussy de quel fer ils se servent dans leurs forges et d*ou ils le font venir; comment ils font travailler k leurs ancres, ou k joum^, ou k prix fait; s^voir les prix faits et les march^. Slls les font faire ^ journ^, de combien d'bommes ils se servent pour fabriquer une ancre, de quatre, cinq, six milliers, et combien de jours on y employe , observant Testat auquel sont les pieces desdites ancres, si les pattes, verges et bras sont en estat qu*il n*y ayt plus qu'^ les joindre; combien ils payent les ouvners qui font ces mesmes ferremens.

Pour la corderie, s^avoir d'ou ils prennent le cfaanvre, et comment ils le peignent, le filent etie commellent, si k joura^e ou k prix fait; de quelle mani^ ils le goudronneut, en fil de caret ou en cordage. L'ulilit^ qu'on retire de le goudronner en fll de caret est que le goudron p^^tre davantage; il se fait au Havre de cette mani^re; mais d'un autre cost^ il ne sue pas , et il est dangereux que , Thumidit^ restant , il ne pourrisse.

Observer s*ils travaillent k joum^ ou s ils ont des prix fails , et s^voir les prix faits avec les poulieurs, menuisiers, sculpteurs, lantemiers et autres.

Examiner ce qui conceme la fonderie des canons.

Observer enCn en detail tout ce qui se pratique dans tous les arsenaux de marine , dans toutes les fonctions et metiers qui en dependent, pour profiler, dans nostre marine, de leur longue experience et de tous les moyens qu'ils pratiquent pour la diligence, la bonte et T^conomie.

S^voir comment ils Invent et payent les Equipages de chaque vaisseau; si c'est de-

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vaot ou apr^; de quelle mani^re les d^mptes se font aux ^uipages; combien on donoe h chaqae matelot, k diaqne soldat et h chaque officier marinier;

La solde dee officiers, pour en faire le rapport avec celie du roy et en connoisti'e les difii^rences.

S^voir pour cela ies differences de leurs monnoyes aux nostres.

Examiner avec soin de quelle mani^re les vivres sont foumis, si par un munitionnaire ou par les capitaines; le prix de chaque sorte de victaailles; de quelle sorte la distribution en est faite et la mani^re dont tontes les marchandises sont dispose.

S^voir combien de gardiens ils mettent h bord dans le port , et la police qui s'observe pour la place desdits vaisseaux et pour leur nettoyement.

(Bibl. Imp. Mss. S. F. 3,Oi9, Colbert et Seignelay, V, cole 16, piice h, — Forbonnais; ' Recherchee wr Utfinancee , ann^ ' ^7 * •)

in.

(Mimite autographe.)

Amsterdam, 99 juillet 1671.

J ay regu depuis que je suis en cette ville trois lettres que vous avez eu la bont^ de m'^crire, et , si je ne vous ay pas encore ^rit, c'est que j*ay estd bien aysed'avoir quelque chose k vous envoyer devant que de le faire.

La premise, du 1 o juillet, me marquoit de m'appliquer k bien p^n^trer le m^oire de Tartillerie qui estoit joint h la lettre et de m'instruire sur tons les points qu'ii contient , en cas que je trouvasse des gens dispose h me donner ces connoissances. Sur cela , je vous diray que les esprits sont si effaroudids icy et qu'ils sont si fort sur leurs gardes, qu'il est assur^ment difficile de prendre toutes les instructions que je souhaiterois de prendre avec soin et exactitude.

A Rotterdam , j'aliay, pendant que j'y estois, pour voir les vaisseaux de Fescadre de la Meuse qui reslent dans le port, et comme je voulus me servir d une homme que je trouvay pour pouvoir m'expliquer et faire quelques questions aux gens qui seroient h bord deces vaisseaux, un homme qui nous suivoit vint parler k mon interpr^te, luy demanda qui nous estions et le mena^a de Taller accuser k Tamiraut^ de mener des Francois voir les vaisseaux. Un moment apr^ cette menace, nous ne vismes plus nostre interpr^te, ni celuy qui luy avoit parl^.

Pay voulu depuis que je suis icy visiter le magasin de Tamiraut^ , et je croyois que je le ferois avec toute hbert^. Je dis au sieur P^licot de m'y mener; il me surprit fort quandil me dit qu'il seroit difficile d'en obtenir la permission, parce que les officiers de Tamiraut^ avoient fait depuis huit jours une defense expresse de laisser entrer personne dans tout Tencios des magasins et des vaisseaux.

Enfin, apr^ m'avoir fait attendre deux fois, il obtint la permissifm d'y aller, mais, quand nous y fusmes, ils nevoulurent pas nous permettre de monter^ bordde plus d'un vaisseau. J*ay propose depuis d y retourner ; il ma dit que c'estoit impossible etque, assur^ment, nous n en obtiendrions pas la permission. Cela est d*une tr^s-grande incommoditd , parce que , si je pouvois entrer dans Tenclos de ces magasins , j*y verrois les constructions et tout ce qui s'y passe, ce qui me seroit fort utile, et je ferois plus en un jour de cette mani^re queje ne feray en trois de toute autre. Ledit P^icot roesme ne fait

loat qa'en treniUant, et il a si pear qa'ik ne raocosent, ayant detjii eaU one fob eit^ devant les officien de ramiraat^ ei tkccuai de dAancber l» onvriera poor ies eatoyer en France \ que , qooyque je fasee toat ce que je pok poor lay donna* da cosar, la crainCe qu'il a Tempesche de me servir atilenient.

Toates ces contrari^^ ne m'empesdient poartant pas de tirer r^aircissemeot, si ce n'est snr tous les points, aa moins sar ane grande parCie de mes instroctions ei de mes m^moires; mais la crainte qae j'ay de ne poavoir pas satisfiure conune je voadrois h tout et de ne pas voos contenter, ni troaver de quoy me contenter moy-mesme , me donne asses d'inqoi^tode; je voos assore ao moins qoe je n*y perdray pas on moment de temps et qo'il n'y aura pas d'invention dont je ne me serve poor qo'ii ne rette rien a m'instraire.

J*ay desjii parl^ k un fondeur fort habile et fori estim^ , qui m'a appris en deox conversations de deox heures qoe j*ay eoes avec loy toot ce qui depend de sa profession. J'ay vo aossy on eanonnier qoi m*a r^pondu sor toates les questions que je luy ay faites, mais je n*ay pas encore est^ satisfait de ce qii*il m'a dit; je Tay engag^ moyennant une gratification k me faire on m^moire, que je n'ay pas encore re^. Le maistre d*^quipage, qui est leur principal officier et qui n^pond aa commissaire esD France, m'a promis on inventaire exact de toutes les marchandises , armes ei monitions qo'ik mettent sor leors vaisseaox, tant poor leur armement que pour leur rechange; mais il m'a dit qu*on le perdoit si on luy venoii parler poor le presser et que quand il Tanroit fiiit il nous Tenverroit assur^ent. II n'est pas encore vena , mais je suis seor que Tesp^rance qu1l aura du gain luy fera fenir sa parole. J'auray apr^ disner un devis d*un charpentier de toutes leurs constructions ei de la mani^re dont ils bastisseni leurs vaisseaox, avec lesnoms de toutes leurs pieces; amsy, avec les m^oires qoe j'attends et d*aotres qae j*ay desj^ re^us* et ce qoe j*ay vo par moy-mesme , j'esp^ qoe j'aoray r^pondo apr^-deroain k one grande partie de mon premier m^oire. Je vous envoye ce pendant ce que j'ay fait sur celuy que vous m'avez envoy^; je voudrois bien qu'il fust plus exact, mais je tascfaeray de m'instruire encore davantage afin d'y ajousier encore de nouvelles choses. Je tireray ^lairdssemeni des points auxquels je n'ay pas r^ndu, ei je vous Tenvoye toujoors afin que vous ayes la boni^ de jeter la vue sor ce qu'il coniieoi.

II y a de certains details auxquels j'ay peur de ne pouvoir pas r^pondre en ce payscy, comme soni tout ce qui regarde la manoeuvre du canon, celle des vaisseaux tant en gros temps qn*en calme et tout ce qu'ils font dans la navigation , parce que, conome je n'ay pu trouver aucun oiBcier, la plus grande partie estani k la mer et n'y en ayani point dans cette ville, je ne s^is si je pourray connoisire ce detail; j*y feray toujours ce que je pourray pour vous satisfaire et pour me contenter moy-mesme.

L*homme que vous m'avez envoy^ ne me sert de rien. Je luy ay trouv^ si peu de lumi^es et une connoissance si confuse que je n'ay pu tirer de luy, depuis qu'il est icy, la distance des sabords des vaisseaux de ce*pays-cy. Je m'^tonnemesme comm^it un ancien capitaine de marine s^it, k ce qu'il paroisi, aossy peu son metier. II ne m*a pas encore repoodu sur aocnne question, quoyqueje ne me sois pas espargn^ k luy en faire; enfin, si je vois qu*il ne me soit pas utile, je crois qu*en prenant quelque pr^texte honneste pour le renvoyei* je me d^barrasseray d'un faomme qui ne me sert de rien.

Ce qoe voos me dites k la fin de vostre m^moire seroit difficile k faire. Voos dites que,

' Voir Marm$, pi^e n* 50 et note. — * Voir pi^ n" V, note.

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ii je p<^n^ti'e bien ce qu'il contient et que je tasche niesme d'y ajouter quelque chose du mien , je me rendray capable de servir le Roy dans un des principaux points de la marine. II est difficile d'augmenter quelque chose h une mati^re que vous avez examine , et je seray fort content de moy quand j*auray ex^ut^ vos ordres avec ponctuaUt^.

Par la seconde lettre, du 1 5 juillet, vous me dites que si je puis tirer les connoissances par moy-mesme ce sera beaucoup mieux, mais qu'en cas que ce soit impossible je donne a chacuu de ceux qui sont aupr^s de moy une partie du contenu en mes instructions et que je m*en fasse rendre compte tons les soirs. Je suis bien ayse d*avoir suivy en ceia Y08 intentions ; j ay cru que je m'instruirois beaucoup mieux par moy-mesme qu'en donnant cette commission a d'autres ; et tout ce que je vous enverray dans la suite et tout ce que j'ay fait jusqu'^ pr^nt, je Tay fait par moy-mesme, allant voir tout ce que j'ay pu et ce qu'il m'est possible de voir sur les lieux. Je continueray k le faire de cette mani^ et je ne me serviray que dans la n^cessit^ de Inexpedient que vous me donnez.

La lettre du t6 me marquoit qu'il auroit est^ bon que je me fusse trouv^ en Angleterre pour faire avec le roy le voyage de Mymouth et PortsmoutJi , qui sont les deux principaux ports.

J ay cru que, comme cette ville est ie [nrincipai endroit ou je puis recevoirles instructions que je demande , j'y devois demeurer jusqn'^ ce que je fusse instruit de tons les points cont^ius dans mon instruction; ainsy j y ay demeur^ longtemps. Je fais estat d'en partir samedy pour aller k Sardam , de Sardam k Hoom , de Hoom k Enkhuizen et d'Enkhuizen h Med^lik, et de Medenblik retoumer k Amsterdam (tout ce voyage ne sera que de deux jours); d' Amsterdam k Utrecht, d'Utrecht a Dordrecht, de Dordrecht k Veere(?)^ deVeere a Flessingue, de Flessingue droit k Dunkerque. Tay^crit h mon onde que je poorrois estre en Ang^eterre dans huit ou dix jours.

Vous me recommandez par la mesme lettre d'examiner bien tout ce qu'ils font pour la proprete et la conservation de leurs vaisseaux. J'en feray un m^moire qui sera contenu dans le grand que je fais et qui est desj^ bien avanc^. Je vous Tenverray avec le journal de mon voyage, et, aGn qu'il soit tout entier, je me contenteray de vousrenvoyer de Dunkerque en vous marquant toujours Testat auquel il sera. Je crois pourtantque je n auray gu^ k y ajouter quand j'auray achev^ icy, parce que ie reste de leur amiraut^ est tr^peude diose; je vous assure n^nmoins que je ne m'endormiray sur rien et que je tascheray de m'acquitler le moins mal qu'il me sera possible de tout ce que vous m'avez ordonn^.

Ces mesneurs-cy ont pr^ntement 60 vaisseaux en mer qui depuis peu sont revenus pour se ravitaiiler au Texel pour quatre mois; ils ont augment^ de 1,000 hommes le nombre des soidats qu'ils avoient embarqu^. La flotte estoit, ii y a quelque temps, en rade de Hdievoetsluis, k cinq lieues de Rotterdam; je fus pour la voir; mais, comme je iiis k UeUevoetsluis, elle avoit pris Ie large et s'estoit ail^ mettre k cinq .lieues de \k, Comme nous nous embarquions pour y aller, un vent frais nous prit, contraire, qui leur estant favorable h eux les a fait disperser. Une partie est all^e au Texel et les autres en d'autres endroits. G'est Ruyter qui commande et qui monte un vaisseau de 80 pieces de canon. Je marqueray tout ce detail dans mon m^noire.

(Bibl. Imp. M69. Mihnfffs Colbert, vol. 8'i.) ' * J^ manuscnt poric Trovers.

29G ANNEXES DES INSTRUCTJONS.

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