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donn^ voiontairement au Roy pour servir Sa Majesty dans une si grande eotreprise, apr^s avoir servy vingt-deux ans la compagnie de Hollaode sans aucun reproche, et avoir remis sa femme et ses enfans entre les mains de Sa Majesty, il ne falloit jamais prendre aucun soup^on de sa conduite; quand mesme il feroit mal, ce que I'on ne pent eroire, il falloit dissimuler pour tirer de luy toutes les lumi^res et les connoissances qu'il a de ce grand commerce. Mais d*ajouter foy contre luy k un Persien-Arm^ nien qu'il a condamn^, cette conduite ne pourroit recevoir aucune autre excuse que celle de la force et de la contrainte; qu'il s{ait que ce qui luy a est^ le plus ^troitement recommand^ a est^ de maintenir Tunion entre les chefs et tons les membres; que cependant , par ce qui a est^ fait dans ladite isle, il a sans doute donn^ le commencement h une division qui ne durera peut-estre que trop longtemps et qui sera de tr^s-mauvaia effet pour la compagnie;
Qu'elle le prie et qu'elle desire en mesme temps qu'il employe toute sa douceur naturelle et toute son induslrie pour restablir Tautorit^ et I'union , qui est si n^essaire entre le sieur Garon et luy; et, pour cet effet, de luy donner pleine et enti^re satisfaction sur toutes les plaintes qu'il a sujet de luy faire ^
Et, pour luy en donner les moyens, il semble qu'il soit n^essaire de casser par un arrest du conseil d'en haut les arrests donnas au conseil de I'isle;
Gonfirmer les sentences donn^es par le sieur Garon, el enjoindre k tons les sujets du roy de faire le n^cessaire h I'avenir; envoyer les ordres de la
' A partir de ce paragraphe , et en r^rd de ceox qui suivent, la minute que poasMe la Biltlioth^que Imp^riale a de plus les observations suivanles, qui ne se trouvenl pas dans le nianuscrit de la Marine :
<(La compagnie doit donner des ordres bien pr^s sur le d^faut des comples, et enjoindre que, par tons les vaisseaux, on envoye les comptes en detail avec les bilans, surtout ceux de risle Dauphine ;
« Faire reprocbe des grandes dissipations, des nouveaux commis et marchands , pris aux gages, et des augmentations qui ont este donnas;
« Exp^tions du roy.
(tCboisir un officier pour commander dans Pisle, faire Tcstablissement du cap de Bonne- Esperance, el agir de concert avec le sieur
Garon pour les establissemens dans les Indes.
« Faire son instruction et ses ordres pour estre ob^y.
vCboisir un bomme pour Tenvoyer par k Saint-Paul.
(( Pouvoir de pr^der au conseil souverain , et pour informer; faire et parfaire le proc^; le cong^ deM.de Mondevei^ue.
ffOrdre pour le liceDciemeot des deux compagnies d*inianterie.
(tOrdre aux troupes de reconnoistre le sieur de Gbampmai^ou, et pouvoir au sieur de Gbampmargou pour commander dans Tble en attendant
« Ordre pr^s de ne plus reconnoistre le sieur de Mondevergue.
ffLettres du Roy aux sieurs Garon et de Faye pour restablir Tunion entre eux.n
compagnie pour licencier de son service le sieur Marcara et tous ceux contre lesquels le sieur Garon a prononc^ ;
Ecrire au sieur Garon sur le mesme sujet, le priant dVublier tout ce qui s'est pass^, et de restablir Funion et la parfaite amiti^ et correspondance avec le sieur de Faye en cas qu'elle ayt est^ interrompue; en attribuant k la force et violence des commandans dans I'isle la resolution prise et les arrests rendus dans le conseil; leur recommandant surtout de suivre les instructions contenues au m^moire du sieur Bernier \ qui a paru icy tr^-sens^ et venir d'un homme tr^intelligent et tr^-bien inlentionn^ pour le bien et I'avantage de la compagnie.
En cas que la compagnie n'estime pas devoir s'en remettre k ce m^moire, elle pourroit former ses lettres et ses instructions sur ce qu'il contient.
Le Roy ^crira aux deux directeurs en mesme conformity et en pen de mots, au cas que la compagnie Festime k propos.
(Bibl. Imp. M88. S. F. S,oi9, Cotbert $t Sngnehy, IV, eole lii, pi^ &. — Arch, de la Mar. Ordret du rot pour le$ compagnm de$ buki, i66(^ fol. A3. — M. Joableaa. Etudes tur Colbert, II, 891.)