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IÎNGÉNIEIÎR '.
De. . . aô inay iGG3.
Comme vous aurez appris dans la province les différends <jui sont entre les habitans d'Hendayc et ceux de Fonlarabie, pour raccommodement desquels le Roy a nommé MM. d'Artagnan et de Saint-Martin-de-Barrez , qui sont sur les lieux, avec des commissaires d'Espagne, pour cet effet; et Sa Majesté estimant, soit que ces différends s'accommodent, soit qu'ils ne s'accommodent point, qu'il pourroit estre nécessaire pour le bien de son service de restablir une tour qui estoit autrefois audit bourg d'Hendayc2 pour la seurelé de la navigation de la rivière de la Bidassoa contre les habitans de Fonlarabie et autres sujets du roy catholique , clic m'a commandé de vous faire sçavoir que son intention est que vous vous transportiez en diligence près des sieurs d'Arlagnan et de Saint-Martin-de-Barrez pour lever le plan de cette tour el pour examiner ce qui se pourroit pratiquer, soit pour la restablir, soit pour construire d'autres ouvrages que vous croirez pouvoir produire le mesme effet, dont il sera bon que vous me donniez
avis
Vous voyez bien, par ce que je vous mande, qu'il n'est pas question de faire un projet d'une grande dépense, puisqu'il s'agit simplement d'establir la sécurité des barques françoises qui pourront naviguer sur ladite rivière.
(Arth. do la Mar. Itenuil de divertn lettrt», M. sq.)
1 La qualité des destinataires n'est indiquée sur les registres de correspondance ; maisPoupart était certainement ingénieur, car, outre la construction de la tour d'Hendayc, il était encore chargé de diriger les travaux du Cbàloau -Trompette, à Bordeaux.
» Voir IV. floM/w, Canaux, pièce n* 0.
' Colbert, ayant soumis au Roi les rappris et devis de Poupart, annonçait un mois après à cet ingénieur qu'il pouvait faire travailler au rétablissement de la tour d'Heudaye ; « mais ce que le Roy, ajoutait-il, n'a pas approuvé au •lessin a esté (pie vous marquez que la plate-
capable «!<■ deux canons seulement, au lieu qu'il est nécessaire d'y eu placer quatre, afin de mieux commander la rivière. Et sur ce sujet, il auroit esté bon de sçavoir si cette tour avant sa ruine n'nvoit pas quatre canons ; si , s'obligeant de la rebaslir au mesme endroit où elle estoit , il n'y aura |>as moyen do mettre ce nombre de pièces, et enfin si en la bastissanl ailleurs on pourroit maislriser également le cours de celle rivière el cous truire une plate-forme capable de quatre canons. * {llte. fit dtr. Irtli-r* . fol. 7^.) Voir pièce u" 7.
INTENDANT D'ALSACE
De. .. 7 juin i663.
J'ay reçu la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire, depuis le départ de mon frère, et ay esté bien aysedes assurances que vous me donnez que vous vous appliquerez entièrement aux fonctions de l'cmploy que le Roy vous a donné. Comme la plus grande et la plus importante affaire de vostre département est le revestissement des deux places de Brisach et de Philipsbourg, je vous conjure d'y employer la meilleure partie de vos soins ', et de prendre bien garde que ces sortes d'ouvrages sovenl bien d'une solidité à ne point craindre les injures du temps et la longueur des années, et que le dessin de la fortification soit bien suivy; donnant ordre, dès à présent, de faire le plus grand amas qu'il sera dans la possibilité de toutes sortes de matériaux pour continuer l'année prochaine lesdits travaux , pour quoy le Roy fera un fonds encore plus considérable qu'il n'a esté fait cette annéc-cy; vous priant de me faire sçavoir de vos nouvelles de temps en temps.
( Areh. de la Mar. foauil de <W»w feore* , fol. 5 V )