A M. DE SÈVE
INTENDANT A BORDEAUX
Versailles, 8 novembre 1675.
Pour réponse A la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le 1 5 du mois passé, il n'y a rien à présent de plus important que d'augmenter
1 L'intendant ayaol saos doute exposé a Colbcrt les difficultés qu'il rencontrait i maintenir les corvées, celui-ci lui répondit le 6 décembre suivant :
* Je vois la difficulté que vous trouves à faire travailler les paysans; mats comme il est trèsimportant de ne point les accoustumer à recevoir de l'argent pour les ouvrages qu'ils sont obligés de faire dans les places de* gouvernemens dont leurs villages dépendent, et que, dans une guerre comme celle-cy , il n'y a rien de plus important cl do plu* nécrasaire que de HW'Ilio b-s places en estai do ne rien craindre
vous devez travailler avec les gouverneurs ou commandai» dans les places, et faire en sorte qu'ils fassent venir des corvées, et ne leur pas proposer facilement de donner de l'argent aui paysans, parce qu'ils ne manqueront pas de prendre l'expédient que vous leur propoterea, et mesme d'aller au-devant. Il faudra que vous concerliex avec lesdits gouverneurs ce qu'il y a à faire, et que vous leur disiex nettement que le Boy veut qu'ils fassent travailler à corvée* les paysans de leur gouvernement. « (AVpil denjorùf. i «i^ f» . fol. Soft, j — Voir pièce u' .35.
le nombre des casernes du Château-Trompette, le Koy ayant dessein d'y faire loger à l'avenir une garnison beaucoup plus forte que par le passé1. C'est pourquoy il est bien à propos que vous examiniez promptement la dépense qu'il faudrait faire pour la construction de celles qui sont encore à bastir dans ledit chasteau , et mesme les endroits où l'on en pourrait encore placer d'autres, afin d'en faire faire incessamment des plans, devis et estimations, et de me les envoyer promptement pour en rendre compte à Sa Majesté.
Ce pendant j'attends les estais des ouvrages et de la dépense à faire en 1676 pour la continuation des travaux dudit Château -Trompette, pour en rendre pareillement compte à Sa Majesté, et prendre ses ordres sur les fonds à faire et à vous envoyer pour faire amas de matériaux pendant cet
hyver.
(Mpol de* brtiQoatioiw, Mu. »oB. 167&. fol. s8*.|