SEIGNELAY A M. BAZIN
INTENDANT A METZ
Versailles, ti) oclolin» if>77.
J'ay esté bien ayse d'apprendre par vostre lettre du 3 de ce mois vostre arrivée à Metz , estant bien persuadé que vostre présence fera cesser toutes les difficultés qui s'opposent à l'avancement des travaux de cette place.
Le sieur Gibault et autres entrepreneurs de la maçonnerie de ladite place de Metz ayant refusé de donner part dans leur entreprise aux nouveaux entrepreneurs qui s'estoient proposés et qui offroient de mettre /ioo chevaux sur pied, j'ay eu lieu de croire qu'il y avoit quelque chose dans ce marché qui n'estoit pas dans l'ordre; et comme les propositions que les nouveaux entrepreneurs font sont plus avantageuses et contribueraient beaucoup à la diligence que le Roy a tant à cœur, il est nécessaire que vous déclariez aux sieurs Gibault et autres, que s'ils ne consentent pas 5 donner part de leur entreprise aux nouveaux entrepreneurs, sous les conditions qui leur furent proposées en ma présence, je vous enverray ordre de rompre le marché fait avec eux et d'en faire un nouveau avec ceux qui se sont présentés.
Vous sçavez qu'on s'est extrêmement plaint du peu d'exactitude qu'on n eu à Metz pour le payement des ouvriers ', cl j'ay beaucoup sujet de douter que Niquet ayt fait son devoir pour tenir la main à ce que les entrepreneurs les satisfissent. Comme il n'y a rien de plus important pour l'avancement des travaux, et que la fidélité et l'exactitude des payemens sont les seuls moyens par lesquels on puisse obliger les ouvriers h venir de bon gré, je vous prie de vous appliquer extrêmement sur ce point, et de prendre connoissance de toutes les plaintes qui seront faites sur ce sujet.
{Dcpùt d<-» ffcrlifl&itioni. Mm «u3, 1677. fol. 36o.)
1 Voir puVc n' iMa H nol««.