‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 169 sur 470 · COMMISSAIRE GÉNÉRAL DE MARINE A DUNKERQUE · texte numérisé non relu

COMMISSAIRE GÉNÉRAL DE MARINE A DUNKERQUE

Seignelay1. ih octobre 1G7.).

Comme le Roy n'a rien de plus à cœur que ce qui regarde le risban à faire Tannée prochaine à Dunkerque, et que pour parvenir à donner sur ce sujet à Sa Majesté la satisfaction qu'elle désire, il faut continuellement travailler à l'amas des matériaux suivant ce que je vous ay cy-devant écrit, je suis bien ayse de vous donner avis que, sur ce que vous m'avez fait sçavoir que vous aviez besoin de voitures pour les pierres de Boulogne, j'ay pris la résolution de faire venir deux cents chevaux 3 pour travailler aux transports des pierres, pendant tout l'hyver, tant à Boulogne qu'aux autres endroits d'où vous les pourrez tirer; et comme c'est avec le sieur Berthelotqueje fais marché pour ces chevaux, et qu'il m'arriva, l'année passée que je fis le mesme marché pour Metz avec ledit Berlhelot , d'en eslre très-mal servy et fort chèrement, il faut que vous me fassiez sçavoir précisément à quoy peut revenir la nourriture de chacun cheval par jour aux lieux où vous employerez lesditsdeux cents chevaux, et de quelle manière

Colbert, après lui en avoir exprimé son élonnetoctit, ajoutait :

«Comme il faudra un conducteur, un maréchal, un bourrelier et un charron au»y bien pour ces cinquante chevaux comme pour deux cents, il scroit plus n propos de donner ordre au sieur Herlhclol d'envoyer ce dernier nombre. . ( Défuit Jnforiif. Mrs. ao5, fol. a36.)

" 1 Voir pièce n" 1 6a et note.

* Le marquis de Seignelay parlait alors pour se rendre en Provence.

Voici l'itinéraire de c« voyage. Le 16 , il visitait Auxonnc, le 90 il était à Arles et le 95 a Toulon.

' M. de Vauvré n'avait demandé à Berthelot que cinquante chevaux et quinte cliarrelles.

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