V. — LES BEAUBRUNS3 A COLBERT
Novembre «663.
Monseigneur, si le Roy n'a la bonté de dire un mot aux dames pour les amener à se faire peindre, nous ne sçaurions rien avancer a raison de leur négligence, et si vous ne nous faites la ftrace d'eatro un peu favorable a nos récompenses, nous ne sçaurions nous faire secourir par des
1 Dans une lettre du h décembre «664 , Le Vau annonçait à Colbert qu'il traçait et plantait le* roules et allées du pare de Saint-Germain , et que , la maçonnerie du corps de garde étant terminée, il ne re»Uit que le» charpentes à poaer. ( MH. Couwrt, vol. i*6, fol. i45.)
* Michel Villedo , maître des^ œuvrai de maçonnerie de» bâtiment* du roi depui* i65V
* Henri de Beaubrun , né en 1 6o3 , trésorier et professeur de l'académie de peintura. Mort le 17 mai 1677.
Son cousin , Charles de Beaubrun , était peinte» el conseiller du roi . contrôleur des décimes en la généralité de Caen , professeur de l'académie. Mort le ,fi janvier 1691, a l'âge de quatre-vingthuit ans.
4/,8 APPENDICE
habiles gens dont nous avons affaire. Nous sommes bien malheureux que le Boy nous désire taxer au-dessous des payement que nous avons du public. Pour peu que Sa Majesté daignas! penser à l'ancienneté de nos services tant en qualité de domestiques que de celle de peintres dès le commencement de son enfance, que l'un de nous souvent a eu l'honneur de faire jouer. Sa Majesté aurait pour nous quelque pensée plus avantageuse. Les petits payement des ouvrages de la nature de ceux-cy déshonorent leurs auteurs. Nous sommes au désespoir, Monseigneur, si vous n'avet la bonté de nous exempter de ce mal. Vous pouvez de si grandes choses qu'il vous sera fort facile de changer noslre fortune présente en une meilleure. Faites-nous-en la gréce, Monseigneur, et la tenant de vos mains nous vous la sacrifierons avec toute la soumission et le respect imaginables. Nostre académie , par l'avantage qu'elle a de l'honneur de vostre protection, reçoit des bienfaits de Sa Majesté; ayes agréable, Monseigneur, d'en considérer en particulier deux des plus anciens qui prennent la hardiesse de se dire, plus que qui que ce soit, vos très-humbles et très-obéissans serviteurs. Les Bsinsscss.
(Depptng, Corrt$pundancr administratif* HiUÂ Louis XIV, IT. 5SS. — DtrtWMMtr*
critiqué * OMffMpto tt fhùtmrt, de H. Jal, page i35.)