AUX COMÉDIENS
Saint-Germain, 7 janvier 167*.
Sa Majesté estant informée que quelques comédiens de campagne ont surpris, après le décèsdu sieur Molière , une copie de sa comédie du Malade imaginaire , qu'ils ne préparant de donner au puMic , contre l'usage de tout temps observe? entre tous les comédiens du royaume, de n'entreprendre de jouer au préjudice les uns des autres les pièces qu'ils ont fait accommoder au théâtre, à leurs frais particuliers, pour se récompenser de leurs avances et en tirer leurs premiers avantages. Sa Majesté fait très-expresses inhibitions et défenses à tous comédiens, autres que ceux de la troupe establie a Paris, rue Mazarin, au faubourg Saint-Germain de sa bonne ville de Paris, de jouer et représenter ladite comédie du Malade imaginaire en quelque manière que ce soit , qu'après qu'elle aura esté rendue publique par l'impression qui en sera faite, a peine de 3,ooo livres d'amende et de tous dépens , dommages et intéresls.
(Areh. de l'Emp. RegUtredu tetretariai, 0 18, fol. 1. — Depping, Corresjwulano administrât** «mi Loyxm XIV, IV. 696.)