‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 403 sur 470 · POUR L'ÉRECTION D'UNE ACADÉMIE DANS LA VILLE DE SOISSONS · texte numérisé non relu

POUR L'ÉRECTION D'UNE ACADÉMIE DANS LA VILLE DE SOISSONS

Au camp de Dole, juin 1674.

Loi 18, etc.. Les soins et l'application que nous sommes obligé de donner à la guerre, eu attendant qu'il plaise a Dieu de nous donner la paix , ue nouB empeschant pas de donner une partie de nos soins a faire fleurir les lettres et les arts dans nostre royaume, nous avons bien reçu les supplications qui nous ont esté faites par diverses personnes studieuses de nostre ville de Soissoos, qui . par une louable émulation de l'académie françoisc instituée en nostre bonne ville de Paris, par le feu roy , noslre très-honoré seigneur et père de glorieuse mémoire , et dont nous avons bien voulu nous déclarer le protecteur, nous ont requis d'approuver et autoriser les assemblées qu'ils font depuis quelques années pour conférer de leurs lectures et de leurs estudes et s'avancer âinsv dans la counoissanco des belles-lettre».

A ces causes, avant égard à l'utilité que nos sujets peuvent recevoir desdites conférences, et désirant traiter favorablcmeut ceux de nostre ville de Soissons, nous avons permis, approuve et autorisé lesdites assemblées et conférences; voulons qu'elles continuent désonnais dans nost redite ville, sous le nom de l' Académie de Seiteone , que le nombre en soit limité à vingt personnes, £ condition que ceux qui composent ladite académie enverront tous les ans à l'académie françoise, au jour et feste de Saint-Louis, quelque ouvrage de leur composition, en prose ou en vers, sur tel sujet utile et bonneste que bon leur semblera. Et d'autant que, pour la conduite et pour la gloire mesme de celle académie, il est besoin qu'elle ajt pour protecteur une personne relevée en dignité et en mérile, nous avons nommé et nommons pour protecteur île IVndémie de Soissons noslre cousin

' Voir Scww»*«. Utbu , nie. pièce u ivfi.

le cardinal cTEstrées, duc el pair de France, l'un des quarante de l'académie français»;. Voulons que, à l'avenir, quand il y écherra, il soit permis amdit* académiciens d'en choisir et élire tel autre que bon leur semblera, poanu toutefois qu'il soit de l'académie Françoise, comme aussy leur donnons pouvoir de faire les statuts el règlement nécessaires pour la police et Tordre de ladite académie, et d'avoir un sceau avec telle marque el inscription qu'ils voudront choisir pour sceller

(Areh. de l'Emp. Rugiëirt du tetrètariat, 0 18, fol. Ci. — Archive» de l'Institut, Mw. tttffittr* de* Mibtmtùuu de r««*»i«t fiançait , de 167s à 1680, p. 63.)

Page 1