SUIT3D
-Il faut que vous preniez garde qu'il ne tombe dans l'autre extrémité, de ne rien faire, parce qu'elle serait encore plus fascheuse que «>« trop d'activité. Il faut donc, pour bien diriger ton action et la vostre, que vous luy <b>i un compte exact , tous les jours au 1 rt ma soir ou deux fois la semaine, ainsy qu'il le désirera , de tout ce qui concerne vostre empk»y ; qu'il srarhe et ayt une copie de l'inven- Uu*deU |,mI
Outre tout ce qui se passera dans les conseils, le sieur de Terron travaillera toujours à découvrir les sentimens de tous les officiers, pour porter ledit sieur Duc à ce qu'il estimera de meilleur et ayder, par ce moyen, au peu d'expérience qu'il a dans l'Océan , n'y ayant encore navigué qu'en voyage de la Rochelle au détroit.
En cas qu'il arrive quelques contestations entre les officiers principaux ou subalternes de l'armée, ledit sieur de Terron s'employéra à entendre v leurs raisons, les porter audit sieur Duc pour terminer leurs différends, soit définitivement, soit par provision, et, en cas qu'il soit nécessaire de quelques ordres de Sa Majesté, il luy en donnera avis. Mais, surtout, il employera tous les moyens possibles pour tenir tous les officiers unis, tant entre eux qu'avec ledit sieur Duc, Sa Majesté n'estimant rien si nécessaire pour soit service que cette union.
En cas de combat, Sa Majesté veut que le sieur de Terron observe la conduite de tous les officiers commandant ses vaisseaux , subalternes et capitaines de bruslor, afin qu'elle puisse récompenser ceux qui feront de belles actions et punir les mauvaises.
Quant à l'employ de ladite armée pendant le reste de cette campagne, en Testât où en sont à présent les affaires, après la grande et signalée victoire qu'il a plu à Dieu de donner aux armes desEstats, alliés de Sa Majesté son intention est que cette armée entre dans la Manche, qu'elle se joigne à la flotte desdits Estais, et agisse de concert. Sur quoy Sa Majesté fera sçavoir ses volontés, et enverra ses ordres plus particuliers en toutes occasions.
Le sieur de Terron observera de donner avis à Sa Majesté, par toutes voyes, de tout ce qui se passera dans ladite armée.
(Bibl. Imp. Mm. 600 Colbert , Dépêche* de tû6G à i6€7, vol. ts6. fol. 1*9.)
INTENDANT A ROCHEFORT
(Copie portant: De la main de Colbert.)
Saint-Germain , 5 novembre 1G6C.
Le plus important point de la marine estant de faire choix dès à présent des capitaines pour l'année prochaine, \b Roy attend avec impatience
1 Du i3 an 16 juin, les flottes anglaise et le* Anglais prirent la fuite le quatrième jour.
Iiollxniiiie.. r.. nAlÉMiMkl „|„ îtiillknwiiui al nAIIKIli.i. M. Mutila» • miiu .lac I .r-.> i ■ i i I 1 1 . L I ,
iionaniiaisi* se uauirem "iiire uiinitertpie pi poursiims par niiyivr, niai» urei urwiuidius ir le Nonlforoland. Défaits dans tous ces combats . forcèrent a regagner le large.
le mémoire de M. le duc de Beaufort concernant les différentes qualités de tous les capitaines qui ont monté les vaisseaux de Sa Majesté cette année, ensemble de tous les lieutenans et volontaires, afin de pouvoir faire son choix et commencer à prendre les mesures pour les équipages qu'il faut envoyer en Hollande et en Danemark. Vous voyez bien que cela est assez important pour n'y pas perdre un seul moment de temps.
J'attends de mesme lestât de vos désarmemens, en quoy il est nécessaire <f observer ce qui vous a esté écrit, d'obliger les écrivains de rendre compte des consommations en présence des capitaines; et assurément si vous pouvez faire régulièrement cet establissement, le service du roy en recevra beaucoup d'avantages.
En mesme temps, il faut faire Testât de tous les radoubs dont chacun des vaisseaux de Sa Majesté aura besoin, et un estât de tous les agrès, armes et munitions dont ils auront pareillement besoin, afin que, sur ces estais, l'on puisse de tous costés pourvoir à toutes choses.
Je ne doute point que, faisant exactement les revues de tous les équipages et les faisant payer en vostre présence , vous ne trouviez sur tous les mesmes avantages que vous avez trouvés sur la Reyne; et vous observerez sur ce point que rien n'est si important que d'establir la bonne foy, en sorte que le matelot s'engage à l'avenir volontairement sur les vaisseaux du roy. Sur quoy je vous dois dire que le mauvais traitement que j'entends dire de toutes parts que les capitaines font aux gens de leurs équipages est extraordinairement contraire à ce qui est en cela du service de S. Majesté.
Vous devez donner une application toute particulière à bien faire connoistre aux capitaines qu'il n'y a rien si important, ni qui leur doive tant attirer d'estime et de considération du Roy, que de s'appliquer à si bien traiter leurs équipages que les hommes s'engagent volontairement avec eux. Vous devez de plus bien examiner la conduite de tous lesdits capitaines sur ce point, parce qu'encore qu'à présent la grande quantité de vaisseaux que le Roy doit tenir en mer oblige d'employer tous ceux qui sont capables de les commander, sans observer si exactement leur conduite, comme cette guerre ne peut pas toujours durer, et que le Roy aura alors beaucoup moins de vaisseaux à tenir en mer, il préférera toujours ceux qui auront mieux traité leurs équipages, et avec lesquels les matelots et autres gens de mer s'engageront plus volontiers et avec plus de plaisir.
Observez, par la relation du combat de La Roche1 que je vous envoyé.
1 Ol offiriw escortait <!<•* natire* de la compagnie des Inde» orientales.
que s'il avoit esté plus maistre de sou équipage, il auroil encore fait une plus belle action.
Vous pouvez aussy observer, par l'extrait des lettres que j 'ay reçues du Havre, que Rabesnieres, Turelles1 et Villepars, n'agissent pas trop en ce sens, et je crois de plus que du Quesne en est fort éloigné, en sorte que c'est l'esprit presque universel de tous les officiers. Vous avez d'autant plus besoin d'appliquer toute vostre industrie pour les faire changer.
J'attends avec impatience Testât de la qualité et quantité des poudres qui seront provenues de vostre désarmement; mandez-moy aussy si vous les pourrez faire rebattre sur les lieux.
J'écris aujourd'huy et envoyé tous les ordres nécessaires pour faire venir les deux vaisseaux de Danemark à Amsterdam et y faire passer le vaisseau la Ville-de-Rouen et le bruslot, afin d'en composer une escadre de neuf grands vaisseaux. Je feray encore acheter deux bruslots et deux galiotes d'avis, et de cette sorte ce sera une escadre bien complète. Il ne reste qu'à penser aux capitaines et aux équipages, ce qui sera assez difficile. D'ailleurs je donne tous les ordres en Levant, afin que la construction de nos trois vaisseaux neufs s'avance et que nous puissions les faire partir, avec les deux faits de neuf qui sont à présent en mer, aux premiers jours de mars, pour pouvoir arriver à Brest depuis le quinze jusqu'au dernier avril.
C'est à vous à presser tellement vos constructions de Brest et Charente, que nous puissions avoir six vaisseaux au premier et deux ou trois au second. C'est à quoy vous devez donner pareillement vostre application , n'y ayant rien de si inmortant et de si nécessaire que de mettre sur pied une grande armée la campagne prochaine, pour pouvoir contraindre le roy d'Angleterre de faire la paix.
Vous pouvez, dès à présent, prendre vos mesures pour prendre le vaisseau de la compagnie des Indes occidendales qui est à Bayonne, et envoyer pour cet effet quelque bon capitaine qui puisse le faire accommoder en vaisseau de guerre.
L'inquiétude où je suis pour un si grand armement est pour l'artillerie ; c'est pourquoy il est très-nécessaire que vous pressiez la fonte de vos canons de fer en Angoumois, et de fonte à Saintes, afin que vous en puissiez avoir de ces deux endroits la quantité qui vous manque. De ma part, je fais toutes diligences pour artiller les six vaisseaux de Hollande, les deux de Danemark et les cinq de Levant; et je vous prie de faire un mémoire
1 Turelles Thiballier, capitaine de palère fort en 1669. Mort ta Indes, sur te Navarre, à Marseille en iG.r>a, chef d'esradre à IWhe- le 10 avril 1673.
particulier de lotis les canons que vous avez et que vous pouvez avoir de toutes parts, en recherchant partout, et à l'égard de la mer et à l'égard de la terre, pour pouvoir connoislre ce qui vous peut manquer.
J'attends avec impatience des nouvelles de l'épreuve que vous avez fait faire à Landouillette \ fpndeur de Nantes, parce que, s'il est habile, il faut aussytost le faire partir pour l'envoyer à Toulon travailler à la fonderie qui y est establie.
Pressez anssy Lattachc de vous donner le plus grand nombre de pièces qu'il pourra pendant cet byver.
L'on me donne avis qu'il se fond en Biscaye des canons de fer fort bons; si cela estoit, il faudroit que vous en fissiez acheter jusqu'à too ou a oo pièces.
Pour nos fonderies de canons de fer nouvellement establics en France, je fais venir de Suède un nommé Besche* qui est Gis de celuy qui en a fait Pestablissement en Suède, que l'on dit estre fort habile; il ira visiter toutes nos fonderies pour les redresser en cas qu'il . y ayt quelque défaut, et pour establir luy-mesme un fourneau dans le Nivernois. J'espère que, par ce moyen, nous en aurons dans peu d'années une grande quantité.
J'ay donné ordre au sieur Dumas de faire faire le plus grand nombre de grosses ancres qu'il se pourra et de vous les envoyer, et mesme jusqu'à deux cents milliers de cordages. Je travaille aussy à faire venir encore un maistre forgeur de grosses ancres pour l'cslablir en Bretagne.
J'espère que la compagnie des Indes orientales pourra nous fournir, au Havre, en cas de nécessité, ao ou 3o gros câbles et quelques autres marchandises; mais il ne faudra point s'en servir sans un grand besoin.
Il faut faire fder incessamment à Sainl-Malo et à Brest. •
J'espère que vous aurez au mois de janvier prochain, à Nantes, 60 belles pièces de masts d'Auvergne. J'écris fortement au sieur Courlin afin qu'il fasse des marchés pour vous pouvoir envoyer du bois de bordages et des masts pour plusieurs années.
Je crois que, de voslrc part, vous faites les diligences nécessaires pour en tirer des Pyrénées, tant par la Garonne que du costé de Bayonne.
Travaillez incessamment à establir en France toutes les sortes de fer-
' LindomllettedcLogevièrc, ne* à Nantes, » Bescbe ou Bescb. Suédois. En 1676.
officier, puis commissaire d'artillerie. N'ayant Louis XIV lui fit don de la terre de Drambon*,
•M réussi à Toulon dans la fonte des canons de à condition d'établir en Bonrjjoftnp une m, mu
anVre, fl fui envoyé à Beaumont( Nièvre) pour facture de canons pour la marine. Cette
«briffer b fonderie des canons de fer. Bevenu à prise n'ayant pas eu (oui le succès que l'on Toulon comme commissaire général en 1G87, oVvail en attendre, on lui relira ce il fui tué dans une épreuve en 1 69 1 . • Arrondissement de Dijon.
rures qui sont nécessaires pour le bastiment des vaisseaux, afin que nous n'ayons plus recours pour cela aux estrangers. estant certain que le fer de quelques-unes de nos provinces estaussy bon que celuy de Biscaye; et vous voyez bien qu'il est ridicule que nous allions chercher chez les estrangers ce que nous avons chez nous avec abondance. *
Je ne suis point du tout satisfait des sieurs de Treillebois, Turelles et Villepars, qui sont sortis de la petite rade du Havre, où, par le rapport des officiers qui sont sur les lieux , ils estoient bien et en seureté des ennemis et de la mer, et s'en sont allés à la grande rade, où ils sont exposés à l'un et à l'autre, et en risque d'estre peut-est re obligés, par un vent contraire, de s'en aller en Hollande.
Appliquez-vous toujours à vous conduire si bien avec M. le duc de Beaufort, que le service du roy n'en souffre point1.
Faites toutes les diligences possibles pour mettre en mer les vaisseaux qui doivent faire la guerre cet hyver.
Le sieur du Quesne souhaite extraordinairement monter le vaisseau neuf de Brest, appelé ie Prince, si je ne me trompe , et je vois que M. de Beaufort incline à le conserver pour le chevalier Paul.
Observez que le Roy ne veut point du tout introduire que les capitaines se choisissent des vaisseaux en quelque façon que ce soit2. Ainsy, M. de Beaufort doit donner son avis au Roy sur les vaisseaux qui serviront pendant cet hyver, et sur celuy qu'il estimera que ledit sieur du Quesne doit monter, et Sa Majesté enverra ensuite ses ordres.
Le Roy veut que vous preniez bien garde que les prisonniers anglois qui peuvent estre en Bretagne, Poitou et pays d'Aunis, soyent bien traités.
(Bibl. Irap. Mrs. 5oo Colbert , Dcpécktê de 1666 et ,667, vol. is6, fin. st3.)
1 «J'espère , écrivait Colbert ie lendemai 11 au duc de Beaufort, que vous trouverex en M. de Terron toute U disposition que vous pouvet souhaiter pour bien faire son devoir à voslre égard, et qu'ainsy tout ce qui s'est passe* tournera au plus grand avantage du service du roy. Pour moy, je vous puis assurer que, quand
pourroit mieux estre disposé qu'il l'est pour vous servir en tous rencontres. Ne craignez point les mauvais oilices: nous avons un maistre appliqué et clairvoyant, el auprès duquel il n'y a rien à craindre pour ceux qui le serv iront lu. 'il... - (Pèp. coite, la mai: vol. l«6,
fol. 9 3 0.)
- Dans un autre passage de la déinVbe indiquée à la note précédente, Colbert parle du vaisseau le Neptune, que désirait monter du Quesne, et ajoute : «Gomme il est homme de service, Sa Majesté sera bien ajse qu'il soit bien traité; elle désire de plus que vous vous expliquiez nettement, qu'elle ne prétend pas qu'aucun officier se choisisse des vaisseaux, et que le premier qui en demandera un ce sera celuy qu'il ne montera point, se réservant de bien considérer la valeur et mérite des capitaines, pour lew donuer des vaisseaux Mitant celle pioportiou. . . 1
ET UALÈKES.
INTENDANT A ROCHEFORT
(Copie portant : De la main de Colbert.)
Saiiil-Germain, 7 février 10G7.
J'attends toujours avec impatience des nouvelles de ce qui se passe pour les équipages des vaisseaux. Il oie semble que le sieur Beauchamp estant à présent aux Sables-d'Olonne , il peut vous ayder beaucoup à terminer tout ce qui concerne ce pays-là. Je vous prie de bien examiner toujours la nvre que je vous ay communiquée, il y a longtemps , d'avoir 8 ou 10,000 matelots et autres gens de mer à la solde ordinaire du roy. Dès à présent, enrôlez tous ceux qui sont sur l'armée navale du roy qui se trouveront disposés. à prendre cet engagement, et donnez-leur la solde dont les capitaines seront convenus entre eux, sans vous arrester à celle des e>lats du roy; diminuez celle solde autant que vous le pourrez pendant le temps qu'ils seront ù terre, et promettez-leur, pendant ce temps, de leur permettre d'aller à la pesebe et mesme de naviguer de port en port.
L'on pourrait., aussy exempter de collecte tous ceux qui seraient ainsy enrôlés pour trois ans, et mesme de tailles tous ceux dont les cotes ne seroienl que de 1 o ou 20 livres et au-dessous. Tous ces avantages sont si considérables que je ne doute point que vous n'y réussissiez '.
1 Cinq jours après , Colbert écrivait encore «ColbertdeTerron sur ce sujet:
•Examinez si vous ne pourrira point, par le moyen 011 des écrivains, ou mesme des capitaines de chacun vaisseau , faire proposer à tous in équipages qui seront faits et qui seront sur *.'< »ji«vau\ , de s'engager aii»s\ pour ÉMB «ni trvis ar* consécutif*, à la solde entière et les * ivres pendant qu'ils seront en mer; et de la
entière, si on ne le peut faire à meilleur mardi?, pendant le temps qu'ils seront à terre. Mesme Sa Majesté pourroit les exempter de
toute, à quoy il n'y a pas beaucoup d'appa- Mtcr, m qu'estant tous misérables il s'agira «1 plu* de 3, h ou S livres chacun. Vous pourroesme proposer aux capitaines que eeluy
dire engagé* pour trois ans et payés a la tamioe par l'eVrivain, Sa Majesté l'entretiendra pendant toute l'année, et luy donnera tou-
jours le commandement du vaisseau..." (5oo Coliwt, vol. 1 a 6, fol. a 4 a.)
Les moyens de persuasion ne paraissant pas suffisants, Louis XIV prescrivit le 17 janvier 1668, an lieutenant général de l'amirauté de Boyonne, de dresser un mémoire des mariniers de son ressort et d'enjoindre aux lieux qui en dé|iendaient d'en fournir, chaque année, deux cents «des meilleurs et des plus assurés." (Ordrw du roi pour 16*60*, loi. 7.)
Le 9 août suivant, it ordonna également à l'intendant de Guyenne de dresser le rôle des mariniers et matelots pour être divisés «ti trois
», «afin, disait-il, qu'ils servir au commerce et vaquer à leurs affaires particulières, a Ils étaient exempts, pendant leur année de service, de taille, logements de guerre, tutelle, etc. (Même source, fol. 87.)
Mais ces ordres ne s'exécutèrent ps sans dilfirulié. Par lettres des a-j février et 8 mars 1 669 , (iolbert prévenait M. de Seuil , commis-
11 faut de plus que les isles et le pays abonné 1 nous donnent au moins 3,ooo matelots et gens de mer à la solde ordinaire du roy.
Pour ce qui est de la Bretagne , j'espère qu'en s'y appliquant on pourra facilement venir à bout d'obliger toutes les communautés à nous fournir au moins a,ooo bons matelots à la solde du roy, d'autant plus qu'il faut tenir toujours à Brest une escadre de i a ou 1 5 bons vaisseaux , dont il y en ayt quatre qui soyent toujours à l'isle 2.
Suivant le projet de M. le chevalier de Clerville que vous avez approuvé , et en suivant ainsy de province en province, je crois que nous trouverons facilement nos 10,000 matelots; ensuite on pourroit les distribuer par cantons et par équipages, et leur donner des capitaines qui seraient toujours prests à monter les vaisseaux du roy.
Le Roy estant mal satisfait de la conduite du sieur de Ghambonneau \ capitaine au régiment de Navarre, qui a négligé de s'embarquer, envoyé ses ordres pour le casser, et pour faire le choix de deux ou trois autres ofliciers, ou celuy que M. de Beaufort et vous estimerez le plus propre pour l'expédition à laquelle ledit Ghambonneau estoit destiné.
Je me remets à vous pour accommoder la difficulté qui se rencontre pour raison de la solde que prétend l'équipage du vaisseau la Reyne, ne pouvant d'icy vous fournir aucun expédient dont vous puissiez vous servir.
Dans peu de jours je vous enverray un habile sculpteur, et un peintre qui n'aura pas moins de capacité dans sa profession.
(Bibl. Iuip. M«. boo Colbert, Dépéckud. t666 et ,667, vol. 1*6, fol. 939.)
saire général de la marine à Brest, qu'il avait reçu du premier président du parlement de Bretagne, avis des exaction» commise» par les i; "us de l'amirauté préposés aux enrôlements, lesquels exigeaient de l'argent de ceux qui en pouvaient donner, à la condition de ne pas les
gens de marine oui de servir sur les vaisseaux de Sa Majesté, aimant mieux s'engager a unies marchands. . . ■» Colbert prescrivait en même temps à M. de Seuil de rechercher le* preuves
de ces malversation» atin de faire un exemple. (Z% conc. lamar.M. 1 5 et 36).
1 C'étaient les trente -quatre paroisses du gouvernement de Brouage. Pour prix de la laveur accordée par le Roi, les habitants s'engageaient à servir sur ses vaisseaux.
* Il s'agit sans doute de Nh d'Onessanl.
' Le chevalier de Ghambonneau, qui, en 1 65 1 , était déjà capitaine au régiment de Navarre, avait été blessé à cette époque au siège de ChAtel-sur-Moselle (Vosges).