‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 3)Chapitre 60 sur 486 · A M. DE SEUIL · texte numérisé non relu

A M. DE SEUIL

INTBNDANT DE MARINE A BREST

Paris, 10 avril 1669.

Puisque M. du Quesne a presque tout son équipage complet, je ne doute point qu'il ne profite du premier bon vent pour aller à la Rochelle.

1 Voir pièce n* 6i, 1" «lin*. — ' Voir roèrae pièce.

el que les deux autres capitaines de son escadre qui travaillent à la levée de leurs équipages ne fassent tous les efforts humainement possibles pour M mettre au plus tost en estât de le suivre, afin qu'il ne consomme pas inutilement ses victuailles à les attendre en rade.

Le Roy ayant pris, dès il y a longtemps, la résolution de ne se servir d'aucunes marchandises manufacturées en pays estranger propres à la marine, il n'est pas nécessaire que vous preniez aucune mesure pour faire venir do Nord les ancres qu'il vous faut pour remplacer celles qui ont esté tirées des magasins de Brest par les derniers armemens. Mon sentiment est que vous devez vous entendre avec M. Colbert de Terron pour voir s'il n'y auroit pas moyen d'en faire fabriquer dans les forges de Rochefort en assez grand nombre pour l'un et l'autre port1. En cas que cela ne se pui*e,je prendray mes mesures pour vous envoyer à Brest un maistre forgeur, capable de vous en forger la quantité dont vous pourrez avoir besoin à l'avenir. Mais, avant de se fixer à ce denrier moyen, il faut, dis -je, bien examiner si l'on ne pourra pas, en redoublant le nombre des ouvriers fais lesdites forge», y forger toutes les ancres nécessaires à la marine de

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( àrcl.. .le U Mar. Ikpcch** mnrernnM la ,H*r,*e , , 660, fol. 79.)

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